‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 198 sur 395 · VI. f · texte numérisé non relu

VI. f

SUR LE MÊME SUJET

Cette génisse n'a point été jetée en moule : la vieillesse l'a changée en bronze. Myron prétendait faussement que c'était un ouvrage de sa main.

ÉPITAPHE D'ANACRÉON, Par Jutk».

J'ai souvent chanté dans mes vers et je le répéterai du fond de mon tombeau : « Amis , buvez avant que la mort vous réduise en poussière. »

FRAGMENS

Puissé-je mourir, c'est le seul remède aux maux que j'endure.

Moi je ne désire ni la corne d'Amallhée ni de régner cent cinquante ans à Tarlessus.

Déjà commence le mois consacré â Neptune : les nuages roulent de noirs torrens d'eau , les tempêtes furieuses se détachent avec des bruits effrayons.

J'ai mangé un peu , j'ai bu de la liqueur de Bacchus *, je touche maintenant les cordes voluptueuses de ma lyre , je célèbre les charmes et les attraits de ma maltresse.

J'aime ei je n'aime point , je suis fou et je suis sage.

FRAGMENS

Je teux rire et folâtrer avec toi : ton caractère est aimable et ton humeur charmante.

Lorsque je t'écoulais attentivement , bien décidé à fuir l'Amour, ce dieu s'est rendu matlre de mon cœur.

Jeune beauté , dont les cheveux flottans sont couverts d'un voile tissu d'or, daigne écouler un vieillard.

Je hais et je déleste ceux qui parlent d'un

ton élevé , emphatique : savoir garder le silence, voilà la plus belle qualité.

Apporte de l'eau , apporte du vin ; donnemoi des couronnes de fleurs fraîchement écloses. Je ne veux pas combattre plus longtemps contre l'Amour.

L'Amour me donne des ailes légères : je m'élève jusques aux cieux ; mais l'objet de mon ardeur est insensible à mes feux.

FIN D'ANACREOV

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