‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 203 sur 395 · ÉPITAPHE DE LA JEUNE TIMAS · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE DE LA JEUNE TIMAS

Les cendres de la charmante Timas reposent dans ce tombeau. Les Parques cruelles tranchèrent le fil de ses beaux jours avant que l'Hyménée eût allumé pour elle ses flambeaux. Toutes ses compagnes ont coupé courageusement sur sa lombe leur belle chevelure.

FRAGMENS

SUR LA ROSE

Si Jupiter voulait donner une reine aux fleurs , la rose serait la reine de toutes les fleurs. Elle est l'ornement de la terre , la plus belle des plantes, l'œil des fleurs, l'émail des prairies, une beauté toujours suave et éclatante; elle exhale l'amour, attire et fixe Vénus : toutes ses feuilles sont charmantes; son bouton vermeil s'entr'ouvre avec une grâce infinie et sourit délicieusement aux zéphirs amoureux.

Lorsque vous serez dans le tombeau , votre nom ne vous suivra point , il ne parviendra jamais â la postérité. Vous n'avez point cueilli des roses sur le mont Piérius : vous descendrez donc obscure , ignorée dans le sombre palais de Plulon ; on vous oubliera entièrement quand vous serez allée rejoindre les ombres.

Viens dans nos repas délicieux , mère de l'Amour, viens remplir d'un nectar agréable nos coupes d'or ; que ta présence fasse naître la joie au milieu de tes convives et des miens.

SAPPIIO.

L'amour vainqueur de tous le» obstacles me trouble et m'agite. C'est un oiseau doux et cruel -, on ne peut lui résister. Alhis , je vous suis maintenant odieuse, tandis que toutes vos pensées sont pour la belle Andromède.

La lune et les Pléiades sont déjà couchées : la nuit a fourni la moitié de sa carrière , et moi , malheureuse , je suis seule dans mon lit , accablée sous le chagrin.

O ma tendre mère, je ne puis , hélas! manier la navette ni l'aiguille : la redoutable Vénus m'a soumise à son joug impérieux , et mon violent amour pour ce jeune homme m'occupe tout entière.

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