‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 240 sur 395 · DEUXIÈME ÉTRANGER · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉTRANGER

Paix donc, bavardes impitoyable», qui roucoulez comme des tourterelles vos syllabes traînante*.

GORGO

Par Tellus ! d'où sortez-vous donc , l'ami ? Que vous importe notre babil ? Commandez A vos esclaves. Voudriez-vous par hasard dicter vos lois A dos Syracusaines? Sachez que nous somme» Corinthiennes d'origine, au»»i bien que l'illustre Bellérophon, et que nous parlons la langue du Péloponèse. Eh bien ! défendezvous a des Doriennes de parler dorien ?

PRAXINOÉ.

O Proscrpinc! garde-nous d'un nouveau matlre ; un seul nous suffit. Mon ami , sachez que je ne vous crains pa».

GORGO

Tais-loi , Praxinoé! la célèbre Argienne dont le talent l'emporte sur celui de Sperchis va chanter le» louanges d'Adonis. Je suis sûre qu'elle va commencer ; voilà qu'elle prélude. Quel plaisir!

ARGÉA chank».

« Toi qui chéris Golgos , Idalie et la haute Érix, Vénus, dont les faveurs ont plus de prix que l'or, après douze mois révolus , les Heures nous ont ramené Adonis des bords de l'avare Achéron. Le» Heure» chéries , que les dieux ont rendues tardives, »e rendent enfin à no» désirs -, toujours elle» apportent aux mortel» quelque don consolateur.

«Vénus, reine de Cyprc, aimable fille de Dioné, c'est loi qui donnas l'immortalité A la mortelle Bérénice, en versant sur Icflotein l'ambroisie goutte à goutte /To ucliéc de (es soins généreux , déesse aux nutns divers, Arsinoé , fille de Bérénice, non moin» belle qu'Hélène, couvre de richesses ton jeune amant?)

» Ici , aulour d'Adonis , on voit réunis les fruits les plus beaux de nos vergers, de frais jardins encaissés dans l'argent, et des vases d'albâtre étincelans de dorures pleins des parfums de Syrie; Unis les mets que ces jeunes beautés préparent sont formés avec des fleurs de blanche farine de pure froment , du miel et

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