SUR LES POÈTES
La rosée suffit pour enivrer les cigales. Lorsquelescygnes ont bu ils chantent d'une voix plus mélodieuse ; ainsi le poète reconnaît par des hymnes divins les plus légers dons qu'on lui offre.
SUR LA FORTUNE
De Lucien.
Autrefois j'étais le champ d'Achœminie , maintenant je suis à Ménippus, et je passerai encore à un autre, car l'un pensait m'acquérir et c'est un aulre qui me possède ; et vraiment je n'appartiens à aucun , j'appartiens à la forlune.
SUR LE MÊME SUJET
De Lucien.
Si lu es heureux, tu comptes pour amis tous
578 EXTRAITS DE
les hommes el môme les dieux, qui découlent avec faveur ; sois malheureux, tu n'as plus aucun ami, mais tout te devient hostile , el en un instant la fortune a tout changé.
SUR LENVIE.
L'envie est un grand mal ; elle a cependant cela de bon, qu'elle dévore le cœur et les yeux des envieux.