SUR UN AVARE
D uo inconnu.
On te dit riche, Apallophanc; moi, je prétends que tu es pauvre : on ne prouve les richesses qu'en s'en servant. Si lu en jouis, elles l'appartiennent ; si tu les gardes pour les héritiers, elles deviennent la propriété d'aulrui.
SUR LE MÊME SUJET
L'avare Hermocrale mourant s'était institué dans son testament son propre héritier. Etendu sur son lit, il calculait combien il lui en coûterait dans sa maladie et combien lors de sa convalescence il lui faudrait donner au médecin : quand il vil que se soigner lui reviendrait a une drachme plus cher : «Il vaut mieux mourir, dit-il, et il mourut. »11 gisait sur son grabat comme un mendiant n'ayant qu'une obole.
Mais ses héritiers ravis surent bien trouver ses richesses.
SUR LE MÊME SUJET
Do l\illas.
Tu as les richesses d'un homme opulent, mais l'âme d'un pauvre : oh ! que tu es riche pour les héritiers , mais que tu es pauvre pour toi-même.
EXTRAITS DE