‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 41 sur 395 · PARFUM DES CURÈTES · texte numérisé non relu

PARFUM DES CURÈTES

L'Enceoi.

Curètes relenlissans , Saliens qui portez les boucliers de Mars , riches habitons de l'air , de la terre et de la mer, souffles générateurs , semences conservatrices du monde, vous qui, demeurant dans les lieux sacrés de la Samothrace, courez à pleines voiles à travers l'océan jusqu'aux extrémités du monde , vous avez les premiers enseigné les sacrifices aux mortels; Saliens éternels qui portez les boucliers de Mars , vous frappez l'océan, la mer et les chênes élevés ; vous frappez la (erre du pied dans vos bonds prodigieux , et vous faites étinccler vos armes en les agitant. Toutes les bêtes féroces tremblent , le bruit cl le fracas se répandent à travers les immensités azurées du ciel. Leurs pieds agiles font jaillir des nuages de poussière qui les environnent , et l'éclat des fleurs verdoyantes est terni. O génies éternels , lorsque la colère des dieux tombe sur les hommes, vous

ORPHÉE

leur enlevez aussitôt leurs richesse», leur nourriture et vous frappez les coupables eux-mêmes. Alors l'océan fait entendre d'étranges mugissemens, les chênes tombent avec fracas sur le sol, et Técho céleste reientit du bruit de leur chute. O Curétes, Corybantes, redoutables cl loutpuissans princes de la Samolhrace, descendans illustres de Jupiter, souffles éternels, vous qui aimez le froid, vous qui habitez les temples des deux ciels , vous dont le souffle est agréable et donne la santé, dieux qui amenez les saisons, qui engendrez les fruits, dieux lout-puissans, salut.

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