‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 55 sur 395 · PARFUM DF.S PARQUES · texte numérisé non relu

PARFUM DF.S PARQUES

Les Aromates.

Parques infinies , filles de In nuit obscure , je vous implore , ô vous qui sur les bords du marais céleste, aux lieux où une eau sombre coule éternellement d'une fontaine infernale sous un épais brouillard, présidez aux Ames des morts qui sont réfugiées dans les profondeurs de la terre, vous venez aux demeures tumultueuses des hommes, accompagnées de l'Espoir et les yeux couverts de voiles de porphyre ; ainsi traînées |>ar vos rapides coursiers, vous arrivez dans le champ fatal, aux limites de la Justice, de l'Espoir el des Inquiétudes, car la Parque est la maîtresse de la vie. Aucune autre des divinités qui habitent les sanctuaires du ciel n'accompagne aussi fidèlement Jupiter. La Parque sait tout ce quo l'avenir nous réserve , tout ce qui est connu a la pensée habile de l'éternel Jupiter. O vierges de la nuit , soyez-nous favorables , soyez-nous bienveillantes-, Alropos, Lachesis, Clolhos ,

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déesses invisibles, redoutable», toujours inquiètes , car tout ce que vous donnez aux mortels c'est vous-même* qui le leur enlevez ; ô Parques , écoutez les prières des prêtres , écartez de l'ame d'Orphée tous les chagrins terribles.

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