‹ Les petits poèmes grecsChapitre 119 sur 358 · CONTRE LES HABITANS DE CYME · texte numérisé non relu

CONTRE LES HABITANS DE CYME

A quelle terrible destinée le puissant Jupiter a-t-il permis que je fusse en proie ! moi dont l'enfance fut nourrie sur le sein d'une mère chérie. Par la volonté du dieu de l'égide, les peuples de Phriconis l'entourèrent de murs. Habiles guerriers, habiles à dompter les coursiers, brûlant d'une ardeur martiale, ils habitent dans le sein de l'éolienne Smyrae , voisine de la mer, battue par les vagues, et que traversent les ondes limpides du divin Mêlés. C'est de là que vinrent les filles de Jupiter , vierges aimables qui m'inspirèrent de célébrer la terre divine et la ville des Héros 5 mais ces hommes ignorans dédaignèrent ma voix sacrée et mes chants illustres. Qu'ils souffrent le malheur à leur tour, ceux dont la méchanceté a médité ma perte. Moi cependant je me résignerai à cette iestinée qu'un dieu me réserva lors de ma naissance, et je la supporterai avec une âme patiente -, mes pieds ne me porteront plus dans les vaste* rues de Cyme ; tout mon désir est de

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me rendre chez un peuple étranger, quelque obscur qu'il soit.

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