‹ Les petits poèmes grecsChapitre 16 sur 358 · PARFUM DE PAN · texte numérisé non relu

PARFUM DE PAN

Tous les Encens.

J'invoque Pan, substance universelle du monde , du ciel, de la mer profonde, de la terre aux formes variées et de la flamme impérissable. Ce ne sont là que des membres dispersés de Pan. Pan aux pieds de chèvres , dieu vagabond , maître des tempêtes , qui fais rouler les astres et dont la voix figure les concerts éternels du monde , dieu aimé des bouviers et des pasteurs qui affectionnent les claires fontaines, dieu rapide qui habites les collines, ami du son, dieu chéri des nymphes , dieu qui engendres toutes choses , puissance procréatrice de l'univers, habitant des antres, dieu irascible , armé de cornes de boucs par la volonté de Jupiter ; c'est sur toi que reposent les limites solides de la terre génératrice, les flots bruyans de la mer éternelle et l'océan qui enveloppe la terre de ses ondes salées -, c'est en toi que repose une portion de l'air et le feu, puissant élément de toutes choses, base de la flamme éternelle; c'est à toi que sont soumis tous les divins élémens : tes ordres puissans changent les lois de la nature et tu peux augmenter à ton gré le nombre des années de la vie des mortels. Père toutpuissant , père triomphateur, accepte ces libations, permet que ma vie ait une fin juste et favorable , et éloigne des limites de la terre toutes les terreurs paniques.

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