‹ Les petits poèmes grecsChapitre 167 sur 358 · VIE D'ANACREON · texte numérisé non relu

VIE D'ANACREON

licite de plusieurs des odes qu'il renfermait. Bexler, Isaac Vossius et Barnès en firent une copie inexacte et dénaturèrent tour à tour le texte; Maittaire et Corneille dePaw essayèrent des réformes peu justifiées; enfin Fischer et Brunk en donnèrent de grandes éditions très-pures et très-soignées et qui dès lors ont servi de modèle.

Anacréon a été traduit bien souvent en français. Voici la liste et la date de toutes les traductions :

Ronsard. Paris, 1555, in-8°, en vers.

Remy Belleau. Paris, 1556, in- 1.2 , en vers.

Belleau. Paris, 1578, 2 vol. in-12.

Dufour. Paris, 1660, in-12.

Mlle Lefèvre. Paris, 1691, in-12.

Longepierre. Paris, 1684, in-12, en vers,

Regnier-Desmarais. Paris, 1700, in-$°.

De La Fosse. Paris, 1704, in-12.

Le poëte sans fard (François Gacon). Roterdam, 1712, in-12, en vers.

De Seillans. Paris, 1754, in-8°, en vers.

Poinsinet de Sivry. Paris, 1758, en vers.

Moutonnet-Clairfons. Paris, 1773, in-8°.

Gail. Paris, 1794, in-18.

Anson. Pans, 1795, in-18.

Defrance, née Chompré. Paris, 1797, in-18.

Coupé, dans ses Soirées littéraires, 1797.

Mérard-Saint-Just; 1797, in-8°, envers.

Chabanel. Paris, 1797, in-12, en vers languedociens.

Bergeron. Pans, 1818, in-18, en vers.

Saint-Victor; 1810, in~8°. Paris, 1813, 1818, 1822, en vers.

Hardouin. Paris, 1812 , in-12:

Mollevaut. Paris, 1818, in-18.

Mme Vien. Paris, 1825, in-18.

Girodet. Paris, 1825, in-4°.

Veissier-Descombes. Paris, 1827, in-

en vers.

Fauche. Paris, 1831, in-8°, en vers.

D'Attel de Lutange. Paris, 1833, in-4°.

Lyon, polyglotte, in-4°, 1835.

Nous terminerons cette notice en traduisant du grec une petite ode sur Anacréon qui refléchit toute sa grâce et fait comprendre sa manière :

« J'ai cru pendant un songe qu'Anacréon me regardait et m'appelait. Soudain je cours vers le chantre mélodiuex de Téos, je le presse sur mon cœur, je l'embrasse. Quoique déjà vieux, il avait encore de la fraîcheur. La volupté brillait dans ses yeux; -ses lèvres exhalaient l'odeur du vin ; l'amour lui donnait la main et dirigeait ses pas chancelans. Alors ce poëte prend sa couronne , m'en fait présent : elle sentait Anacréon. Je la tiens à peine que je la mets sur mon front : quelle imprudence ! depuis cet instant je n'ai cessé d'aimer. »

ODES

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