‹ Les petits poèmes grecsChapitre 172 sur 358 · SUR UNE HIRONDELLE · texte numérisé non relu

SUR UNE HIRONDELLE

Quelle punition veux-tu que je t'inflige, babilîarde hirondelle ? Veux-tu que je te coupe tes ailes rapides? ou bien faut-il , comme le fit Térée, que je t'arrache la langue ? Pourquoi ton babil matinal m'a-t-il enlevé mon doux songe et Bathylle ?

SUR LUI-MEME

On ditqu'Alys, mugissant sur les montagnes ,

ODES

appelait la belle Cybèle avec des accens pleins de délire ; d'autres , après avoir bu sur les bords de Claras Fonde prophétique de Phébus, dont le front est couronné de lauriers, sont saisis d'une rage frénétique. Moi aussi, enivré de Bacchus, enivré de parfums et de ma belle maîtresse, je veux avoir mes fureurs.

SUR L'AMOUR

Je veux, je veux aimer. Amour me donnait ce conseil ; mais moi insensé je ne sus pas le suivre. Soudain ce dieu, saisissant son arc et son carquois doré , me provoque au combat 5 moi, comme autrefois Achille , armé d'une cuirasse, d'une lance et d'un bouclier, je défie l'Amour. Il me lance un dard, je l'évite. Lorsque ses flèches sont épuisées, le petit dieu irrité se lance lui-même comme un trait : il pénètre au milieu de mon cœur et m'ôte toutes mes forces. A quoi me sert un bouclier , à quoi me sert de combattre au dehors quand le combat est au dedans ?

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