XXX1IL
SUR l'hirondelle.
Aimable hirondelle, toi qui chaque année au printemps vient faire ton nid sur nos bords , lu disparais en hiver et tu t'enfuis vers le Nil ou vers Memphis,
Pour moi, toute l'année l'amour niche dans mon cœur; un nouveau né se revêt déjà de plumes, un autre est dans l'œuf, un troisième a brisé sa coquille à moitié : on entend le gazouillement perpétuel de la jeune couvée qui ouvre le bec. Les plus grands donnent la becquée aux plus jeunes. A peine élevés , ils font une nouvelle couvée à leur tour. Que faire ? Je ne puis , hélas ! suffire à tant d'amours !
A UNE JEUNE FILLE
Ne me fuis pas, ô jeune fille! en voyant ma
ANACREON
blanche chevelure ; parce que tu es la fleur vivante de beauté , ne dédaigne pas ma flamme : vois comme ia blancheur des lis se marie bien à des roses enlacées en couronnes.
XXXY.