LE VOLEUR DE MIEL
Le poète veut prouver sans doute que toujours la peine suit ou accompagne le plaisir.
L'Amour voulut un jour dérober les rayons d'une ruche odorante : soudain une abeille cruelle piqua le petit voleur aux doigts. Atteint d'une vive douleur, l'enfant souffle sur sa main, du pied frappe la terre , s'envole et montre la plaie à Yénus en se plaignant qu'un aussi petit animal fît une si grande blessure : « Quoi! mon fils , lui dit sa mère en souriant , ne ressembles-tu pas à l'abeille ? Tu n'es qu'un enfant , mais quels maux ne fait pas ta blessure?»
XXe IDYLLE.