‹ Les petits poèmes grecsChapitre 240 sur 358 · LE VOLEUR DE MIEL · texte numérisé non relu

LE VOLEUR DE MIEL

Le poète veut prouver sans doute que toujours la peine suit ou accompagne le plaisir.

L'Amour voulut un jour dérober les rayons d'une ruche odorante : soudain une abeille cruelle piqua le petit voleur aux doigts. Atteint d'une vive douleur, l'enfant souffle sur sa main, du pied frappe la terre , s'envole et montre la plaie à Yénus en se plaignant qu'un aussi petit animal fît une si grande blessure : « Quoi! mon fils , lui dit sa mère en souriant , ne ressembles-tu pas à l'abeille ? Tu n'es qu'un enfant , mais quels maux ne fait pas ta blessure?»

XXe IDYLLE.

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