‹ Les petits poèmes grecsChapitre 297 sur 358 · SUR LES VOLUPTUEUX · texte numérisé non relu

SUR LES VOLUPTUEUX

De Lucien.

Théron fils de Ménippe avait dépensé dans sa jeunesse tout son patrimoine à des jouissances infâmes. Euctémon , ami de son père , le voyant tourmenté par une extrême détresse, l'accueillit avec bonté et le maria avec sa fille en lui donnant une dot considérable. Mais à peine Théron fut-il enrichi contre son espé-

rance qu'il recommença ses premières folies. Il ne se refusa la volupté d'aucun des plaisirs les plus honteux , en sorte que les eaux dévorantes de la pauvreté l'entraînèrent de nouveau. Alors Euctémon se mit à gémir non sur lui , mais sur la dot et sur le mariage de sa fille : et il reconnut que celui qui a abusé de ses propres richesses ne peut pas être prudent pour celles des autres.

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