SUR LES POÈTES
D'Anlipater le Thessalien.
La rosée suffit pour enivrer les cigales. Lorsque les cygnes ont bu ils chantent d'une voix plus mélodieuse ; ainsi le poëte reconnaît par des hymnes divins les plus légers dons qu'on lui offre.
SUR LA FORTUNE
De Lucien.
Autrefois j'étais le champ d'Achœminie , maintenant je suis à Ménippus, et je passerai encore à un autre, car l'un pensait m'acquérir et c'est un autre qui me possède ; et vraiment je n'appartiens à aucun, j'appartiens à la fortune.
SUR LE MÊME SUJET
De Lucien.
Si tu es heureux, tu comptes puur amis tous
EXTRAITS DE L'ANTHOLOGIE
les hommes et même les dieux, qui t'écoutent avec faveur ; sois malheureux, tu n'as plus aucun ami, mais tout te devient hostile , et en un instant la fortune a tout changé.
sur l'envie.
D'un inconnu.
L'envie est un grand mal ; elle a cependant cela de bon, qu'elle dévore le cœur et les yeux des envieux.