‹ Les petits poèmes grecsChapitre 34 sur 358 · PARFUM D'APOLLON · texte numérisé non relu

PARFUM D'APOLLON

La Manne.

Je t'implore , Phœbus , dieu illustre dans la médecine; Phœbus Lycoréen, meurtrier de Titye , dieu vénérable de Memphis , dispensateur de la santé et des honneurs ; Apollon qui portes une lyre ; Titan célèbre, dieu de Smynthée , qui tuas le serpent Python ; loi qui portes la lumière , dieu champêtre, noble , adolescent ; Musagète , chef des muses , toi qui lances au loin tes flèches , dieu jumeau , habitant des collines , roi de Délos , qui d'un regard bienveillant distribues aux hommes les flots de la lumière divine ; dieu à la chevelure d'or, dont les préceptes et les oracles sont infaillibles , regarde-moi favorablement du haut du ciel , moi qui prie pour le peuple : car tu vois audessus des plaines immenses du firmament , au-dessus de la terre féconde; et durant les

HYMNES

heures silencieuses de la nuit obscure tu reposes sous les flammes célestes des astres. Tu as planté tes racines plus profondément encore , tu tiens jusqu'aux limites du monde , tu es le principe et la fin. Tout fleurit autour de toi : tour à tour tu chantes sur ta lyre les demeures célestes et tu descends jusqu'aux confins les plus éloignés de ta demeure ; tu conduis le ciel entier suivant le mode dorien , tu varies les générations animées, tu distribues également aux hommes les saisons , tu leur accordes des destinées pareilles , tu entremêles également l'été et l'hiver : pendant que tu donnes l'hiver à ceux qui habitent ce côté de notre globe , tu donnes l'été aux autres, et tu ramènes d'après le mode dorien le printemps délicieux pour les mortels : aussi les hommes t'ont surnommé avec justice le dieu Pan , qui porte des cornes et qui domine le souffle des vents. Toi qui commandes aux constellations des cieux, sois-nous favorable, écoute les vœux supplians de tes prêtres.

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