‹ Les petits poèmes grecsChapitre 61 sur 358 · PARFUM DES EUMENIDES · texte numérisé non relu

PARFUM DES EUMENIDES

Les Aromates.

Je vous invoque, déesses redoutées de tous , déesses horribles, Alecton, Tisiphone et toi vénérable Mégère, déesses amies de la nuit , qui habitez des demeures souterraines, dans un antre obscur sur les bords sacrés du Styx, déesses cruelles, terribles , toujours accompagnées des Nécessités impitoyables , déesses vengeresses, inexorables, vêtues de peaux de bêtes féroces, filles de îOrcus, déesses aux mille formes, aériennes, invisibles , plus légères que la pensée. Ni les travaux rapides du soleil et de la lune, ni la vertu puissante par sa sagesse, ni la vieillesse aimable, ni la jeunesse éclatante de puberté, ne pourraient inspirer malgré vous à notre cœur les jouissances de la joie. Yous gouvernez toujours sur cette terre les générations mortelles des hommes, et vous leur rendez scrupuleusement la justice dorée. O déesses terribles, déesses aux cheveux de serpens, déesses aux formes variées, que votre pensée

52 ORPHEE.

bienveillante soit apaisée au fond de votre cœur.

LXYII.

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