‹ Les petits trucs du metteur en sc©·neChapitre 2 sur 26 · N 1 — LES BRUITS D'UNE GARE · texte numérisé non relu

N 1 — LES BRUITS D'UNE GARE

II se produit dans les gares de chemin de fer toute une série de bruits caractéristiques qui, réalisés intelligemment au théâtre, ne manquent jamais d'intéresser vivement* !e public.

Voici comment les imiter :

Une illusion parfaite d'un train en marche s'obtient à l'aide d'un tambour dont on frappe alternativement la peau de chaque baguette. Dès que le convoi doit se mettre en marche, frapper lentement des coups secs, accélérer peu à peu, puis continuer par des roulements ?lîant decrescendo, comme ceux produits par un train s'éloignant de plus en plus. En exécutant les dernier? roulements près du cercle du tambour on donne bien l'impression du train en pleine vitesse dans le lointain ; cesser le bruit au moment voulu.

Dss bouteilles vides entre- choquées donnent l'impres sion assez exacte des chocs des tampons de wagons.

Le sifflet aigu des locomotives s'obtient à l'aide d'un de ces petits sifflets dits « sirènes ». On imite le bruit que font les freins Westinghouse avec des récipients à air comprime. On donne l'illusion du halètement de la machine en frappant la peau d'une grosse caisse av<:c un petit balai de paille de riz, et celle des échappements de vapeur en frottant une tôle rouillée avec une brosse métallique.

Enfin, la sonnerie annonçant l'arrivée d'un train se fait en déclanchant la sonnerie d'un réveil-matin, ou, plus simplement, en utilisant une sonnerie électrique.

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