Yonen-kien-loui-han, livr. ccxxxiv, p
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reconnaître qu'elle nous apporie peu de faits de nature à faciliter la solution du problème qui nous occupe. J'en extrairai cependant encore le passage suivant relatif aux origines de cet empire : c Anciennement ce pays avait une femme pour chef, laquelle se nommait Lieou-yeh « Feuille de Saule » ; elle était jeune., vigoureuse et brave. Au sud du Fou-nan se trouvait le royaume de Ki. Un homme de ce pays, appelé Hoen-hoeï^ vint l'attaquer, soumit ses états et la prit pour épouse. Comme il n'aimait pas les nudités, et que dans le Fou-nan on n'avait pas rhabitude de se vêtir, il lui fit endosser une pièce d'étoffe percée d'un trou pour passer la tête. Puis il civilisa ses états, dans lesquels ses descendants se succédèrent jusqu'à Hoen-pouan. A la mort de ce dernier, les indigènes choisirent pour grand-général, un personnage appelé Fan , et pour roi le docteur Mouan. Comme la bravoure de Mouan lui avait acquit un pouvoir considérable, il put attaquer ses voisins avec son
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armée, et les soumettre tous à son autorité. Dès lors, il prit le litre d^maharadja. A la mort tie Moiian, son royaume tomba dans Tanarchie, et le grand général Fan n'hésita pas à se proclamer roi. Ces événements se passaient à l'époque des Ou et des l^sin (258419 de notre ère).
Il résulte de Texamen des textes que j'ai pu me procurer sur le Fou-nan ^ que les Chinois ne possédaient que des notions très insuffisantes à son égard , et que les royaumes soumis à la suzeraineté de ce pays énigmatique , et dont on nous a conservé les noms, n'étaient connus au Céleste-Empire que par des récits le plus souvent fabuleux et légendaires. Les traites de géographie renommés dans Textrême Orient, pour peu qu'ils remontent à quelques siècles en arrière, sont tous plus ou moins émaillés de narrations merveilleuses qui trouveraient mieux leur place dans un recueil de contes à l'usage des petits enfants que dans un livre de science destiné aux hom-
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mes lettrés. On a ridiculisé, comme je l'ai dit, le Chanhaï king, parce qu'on y représenre des êtres monstrueux qui n'ont Jamais pu exister que dans l'imagination naïve des sociétés incultes, sans songer que ce livre était peut-être le traiié de géograpliie le plus ancien du monde.
Mais alors que dire d'ouvrages relativement récents dans lesquels les mêmes contes sont acceptés sans la moindre réserve? MaTouan-lin lui-même ne nous parle-t-il pas d'un certain royaume de Pi-kien^ situé au-delà du pays de Tun- Sun (dépendant du Fou-nan), dont le roî, haut de 12 pieds, avec une téie de 3 pieds, vivait depuis l'antiquité la plus reculée, sans que personne ne sache son âge, et connaissait l'avenir ^ Et l'auteur bien plus moderne encore du San tsai foM-Aoe^' n'admet-il pas, dans sa Section Ethnographique, le royaume des hommes à un seul œ\\ (Yih-mouh'