‹ Les peuples orientaux connus des anciens ChinoisChapitre 77 sur 87 · CHINOIS · texte numérisé non relu

CHINOIS

(Fig. 14)

D'après les documents chinois que j'ai pu me procurer, les principales îles de rOcéanie, connues d'une façon plus ou moins complète par les Chinois, antérieurement au x« siècle de notre ère, sont :

Java. — Commencement du ve siècle (423-

453); Poli (Bali?). — Commencement du vi® siècle; Sumatra. — > Commencement du x<^ siècle (904); Bornéo. — Fin du x« siècle (976-993).

Il est peut-être utile de faire observer que les relations des Chinois avec le sud de rindo-Chine, n'ont commencé qu'à une date plus récente.

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De nouvelles recherches m'ont fourni sur le pays de Po-li, que j'ai identifié avec nie de Bali, quelques renseignements complémentaires.

tt Sous le règne de l'empereur Wou-ti^ de la dynastie des Liang, la seizième année de Tère Tien-kien (5 17 de notre ère), le pays de Po-li envoya des ambassadeurs pour apporter le tribut à la cour de Chine ».

« Les Annales Officielles des Liang disent que le huitième mois de la seizième année de Tère Tien-kien (5 17), le pays de Po-li envoya des am> bassadeurs pour offrir des présents à TEmpereur.

« Le pays de Po-li est situé dans une île au S.-E. de Kouang-tcheou, qui en est séparé par deux mois de navigation. 11 faut cinquante jours pour parcourir le pays de Test à l'ouest, et vingt jours du sud au nord.

tt On y compte trente-six agglomérations d'individus. Le climat y est chaud, comme en plein été à la Chine. Les céréales y mûrissent deux fois par an ; les plantes et les arbres y sont toujours dans leur éclat. De la mer, on tire des volutes veinées et des cyprines colorées. Il s'y trouve une pierre appelée Kan-pei-lo^ qui est molle lorsqu'on la récolte, de façon qu'on peut s'en

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servir pour sculpter des objets qui, une fois sèches, deviennent solides. Le peuple du pays fait usage de cotonnade (Ki-pet; — malay, KapasJ, pour ses coiffures (turbans) ».

J'ai trouvé également la situation du pays de Kan-to H auquel Ma Touan^lin consacre une petite noûct {Wen^hien toung'kao, livr. cccxxxi, p. 21 V*). Ce pays est le même qui a été appelé depuis San-foh^tsi :

« Le pays de Kan-to-li est situé dans une île de la mer du Sud.

Ses habitants ont à peu près les mêmes mœurs que ceux des pays de Lin-i et de Fou-nan.On tire de ce pays des étoffes variées, du coton, et des noix d*arec supérieures à celles des autres contrées. Suus le règne de Hiao-wou, de la dynastie des Soung, le roi de ce pays, nommé Cheh-po-lona-lin-to envoya un ambassadeur appelé Tchuhlieou-chi offrir à la cour de Chine des vases précieux d*or et d'argent.

« La première année de l'ère tîen-kien (5o2 de n. è.), sous la dynastie des Liang, le huit du quatrième mois, le roi de ce pays nommé Kiu-

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tan sieou-poh-to-lo rêva qu'un bonze lui disait : « La Chine possède en ce moment un sage souverain; d'ici à deux ans, le bouddhisme sera florissant. Envoie-lui un ambassadeur lui offrir un tribut et lui présenter tes hommages : ton pays deviendra prospère et le nombre des marchands y augmentera considérablement. Si tu ne me crois pas, tu ne parviendras pas à conserver la paix dans tes états. » Le roi n'eut d'abord aucune confiance dans son rêve, mais le bonze lui apparut de nouveau en songe et lui dit ; « Puisque tu ne me crois pas, viens voir avec moi; » et, en songe, le roi arriva en Chine, et alla saluer le Fils du Ciel. Quand il se réveilla, son esprit était fortement impressionné. Comme le roi To-lo était un peintre habile, il dessina le portrait de Wou-ti, tel qu'il l'avait vu en rêve, et enlumina son tableau. Puis il envoya un ambassadeur et un peintre présenter une lettre à l'empereur et lui ofTrir des objets de jade et autres présents. L'ambassadeur, une fois arrivé en Chine, fit faire un portrait du souverain et le rapporta dans son pays : il était absolument semblable à celui qu'avait dessiné le roi. Celui-ci plaça le tableau dans un cadre précieux et lui rendit chaque jour de nouveaux hommages.

€ Lorsque To-lo fut mort, son fils Pi-tchin-yapoh-mo monta sur le trône. La dix-septième année de son règne, il envoya un ambassadeur

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