Talmio, Taanifk, 7, a
LES PHARISIENS. 2i5
ménie du mois de Tischri, premior mois de Tannée religiease, d'où dépendait la date de toutes les fêtes ultérieures^ surtout du grand jour d'expiation qui est célébré dix jours après. — Yéhoschoua prétendit qu'il y avait une erreur grave dans la décision du patriarche; mais celui-ci, maintenant son autorité absolue, donna ordre à Yéhoschoua de comparaître devant lui le jour même que le docteur opposant soutenait être la date exacte du Grand Pardon, en costume journalier, avec une bourse à la main, un bâton et un sac de voyage, comme s'il devait partir pour un pays éloigné. C'était un moyen dictatorial de prouver que ce jour-là était au contraire un jour ouvrable. Yéhoschoua, irrité et humilié à la fois de l'espèce d'amende honorable qui lui était imposée, voulait résister. Ses collègues, plus prudents et désireux d'éviter une crise, le déterminèrent à céder. « Si nous voulions, lui » dit le vieux Dossa ben Harchinas, critiquer toutes » les mesures prises par le Synhédrin et le Nassi, » nous aurions trop à faire ^ » Yéhoschoua se soumit et obéit à Tordre de Gamaliel, qui le reçut en adoucissant, s'il était possible, la sévérité de sa bizarre sentence, par ces paroles affectueuses : c Sois le bien- » venu, mon maître et mon disciple, mon maître en » science, mon disciple en soumission. Heureux notre » siècle où les grands se soumettent ainsi aux petits \ »