JàRiisAL., Schêbiith, ix. 3K. il
c*e8t à R. Yochanan qu'elle le doit; mais cette victoire ne s'obtint pas sans difficultés.
Le cercle des docteurs Amoraites a plus d'une analogie avec celui des premiers Tanaltes. Nous y voyons figurer notamment R. Haninah ben Chamah, qui enseignait à Séphoris. Il ressemble, trait pour trait, à cet Kliézer ben Horkanos qui, à l'époque de Yochanan ben Zakaî, n'admettait rien de ce qui ne lui avait pas été transmis par ses prédécesseurs et répondait invariablement : « Cela, je ne l'ai jamais entendu dire, n R. Haninah ben Chamah, enchérissant sur cette doctrine étroite, disait, k son tour : « Je n'ai jamais trans- 1) mis une Halachah que mon maître ne m'ait ensei- » gnée théoriquement mille fois et que je n'aie pas vue )» appliquée au moins trois fois ^ » Par suite de ce système, il s'en tenait obstinément au texte de la Mischnah et n'en acceptait ni les contradictions ni les développements
Ylpha, l'ancien associé de R. Yochanan, partageait, à un autre point de vue, la manière de voir de Ren Chamah. Il prétendait qu'il n'y avait rien^ ni dans les Boraîtas ni dans les longues discussions des chefs d'école, qui ne fût résumé en quelques mots par la Mischnah. Celle-ci lui paraissait^ dès lors, très-suffisante pour résoudre tous les cas possibles et il estimait qu'il fallait s'en tenir à ce code de la loi orale *.