‹ Les PharisiensChapitre 150 sur 258 · Voir plus haut, livre ciTiQriKiiFM cIi. m · texte numérisé non relu

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parait sans r^esse le prophète Êlie avec qui on raconte qu'il avait de mystérieux rapports * . Élie lui aurait même donné puissance sur la mort, de telle sorte que, lorsqii'à son dernier moment, l'ange exterminateur se présenta pour trancher le fil de ses jours, il lui arracha le glaive fatal et put monter au ciel vivant comme l'avait fait Élie lui-même. Bien plus, il visita alors toutes les régions célestes et pénétra ensuite dans l'enfer d'où il envoya le récit de ses observations à R. Gamaliel un de ses collègues, par l'intermédiaire de l'ange de la mort, devenu son subordonné *. L'histoire, beaucoup plus sérieuse, le fait mourir paisiblement dans son lit, implorant la grâce de Dieu et exprimant l'espoir d'arriver à la béatitude éternelle '.

A côté de ces trois docteurs, H. Simlaï fut l'homme d'imagination et de poésie. Uexcellait dans la parabole. Celles qu'on connaît de lui révèlent un esprit élevé qui ne revêt du manteau de l'apologue que de saines et belles pensées. Essentiellement libéral et tolérant, c'était un digne disciple d'Hillel et d'Akiba en ce qui

1 . Ëlie, ayant été, d'après le récit biblique, enleyé vivaDt de ce monde, la légende ne le considère pas comme mort et le fait encore se promener sur la terre où il apparaît dans une foule d'occasions merveilleuses.

2. Ce récit, prélude ignoré de la Divine comédie de Dante, a èlA réuni en un petit traité agadique sous le nom de Aventures de R. Yosua benLévi,

3. GiiCTZ, t. IV, p. 264. •— On a conservé de Josua ban Lévi de beUeé maximes morales qui figurent au traité .iboth, ch. yi, S 2 et 3.

coacerne la simplification et la spiritnalisation de la loi. Gomme eux, il a formulé une maxime morale destinée à fixer le principe essentiel qui résume la loi tout entière et peut suffire au véritable croyant. Chose remarquable I le principe auquel R. Simlaî attache autant de valeur qu'à tous les commandements réunis, est le même dont saint Paul fait le fondement de son apostolat. Il est essentiellement exprimé par cette parole d'Habbacuc : « Le juste vivra par la foi '. » Le passage tout entier où R. Simlaî arrive à cette conclusion, mérite d'être cité comme un nouvel exemple de la supériorité que les docteurs ont toujours attribuée au principe moral sur les pratiques extérieures. « Les six cent treize préceptes de Moïse % observait u R. Simlaî, ont été réduits à onze par David, savoir : ») Agir avec intégrité ; exercer la justice ; dire la vé- » rite en son cœur; ne pas calomnier; ne pas faire de » mal à son semblable ; ne pas humilier son prochain; » mépriser ce qui est digne de mépris; honorer ceux n qui craignent Dieu ; ne pas prêter à usure, (ici le » Talmud ajoute : pas même à un non-juif, O'^n^) et ne » pas se laisser corrompre pour condamner un inno- » cent '. — Isaïe, à son tour, les a réduits à six : Marcher

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