II
Babylonie et s'y étaient multipliés. Des relations étroites, généralement sympathiques, s'étaient établies entre eux et le reste de la population. Les rois de Perse les considéraient comme des citoyens utiles et inoffensifs. Aucun nouvel Aman ne s'était levé contre eux dans le but de les exterminer. Ils jouissaient d'une tolérance et d'une protection qui ne se démentirent que plusieurs siècles après, à l'époque des Kalifes. Dans de telles conditions le gouvernement persan devait être mieux disposé que le gouvernement romain à leur accorder certains droits politiques et même une sorte d'autonomie.
Le chef de l'exil oriental portait le titre de Rbsch* (iALouTA *. C'était une espèce de vice-roi, ayant à la cour persane une situation princière. Parmi les dignitaires de TEmpire, il occupait le quatrième rang après le monarque *. Il figurait au nombre des grands vassaux. Du reste, il était lui-même de race royale, car cette haute dignité ne pouvait être conférée qu'à un descendant de David '. La tradition en faisait remonter Torigine jusqu'à Zorobabel qui était petit^ls (lu roi Yéholakim *. Les Juifs babyloniens prétendaient ainsi conserver les droits héréditaires de la dynastie
1. Chef de Témigration. U est aussi désigné dans les historieDs *oïïs le nom grec d'Semalotarche qni a la même signification, i. Talmud, Sehebbouotht 6. a.