‹ Les PharisiensChapitre 164 sur 258 · thifl. Sebnrhfm \^, a · texte numérisé non relu

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che9. Le débat s*ouvrait sur tous ces travaux comparés et la majorité décidait ce qui paraissait digne d'être recueilli et ce qui devait être laissé à l'écart.

La Métibta de Sura n'employa pas moins de trente années à ce travail. Après qu'on eut terminé l'examen et le classemeit de tous les matériaux si laborieusement collectionaés^ R. Âschi, aidé de quelques collaborateurs spéciaux, se livra, à son tour, à un travail de révision qui absorba plusieurs années; mais, enfln, le but fut atteint.

Le Talmud de Babylone était créé et le Judaïsme de la dispersion possédait, dans la MiscAnah et la Guémarah ^ le livre où i/ pouvait lire l'histoire encyclopédique des siècles de luttes par lesquels avait passé ia réforme pharisienne.

Cependant, ce livre considérable ne fut pas absolument achevé sous la direction de R. Aschi. Bien que l'histoire honore généralement ce célèbre docteur comtee l'auteur du Talmud babylonien, il faut reconnaître qu'il ne put y mettre lui-même le dernier sceau. Il mourut en 427, et il s'écoula plus de soixante-dix ans avant que ses successeurs aient pu accomplir intégralement cette vaste entreprise.

Après sa mort, en effet, la persécution qui, jusquelà, avait épargné les Juifs de ces conti^es, éclata tout

I. Nous répétons que c'est aussi sous ce nom caractéristique (Complément) qu'on désigne les deux Talmud s.

à coup contre eux. Sous Yesdigird et Firuz (de 440 à 485), la propagande des Chrétiens sur les bords de TEuphrate excita, dans l'empire des Perses, des passions religieuses dont les Juifs furent malheureusement victimes. Les écoles furent fermées ; les docteurs, dispersés ; l'exercice du culte, interdit. Ce n'est qu'après ces règnes cruels que le calme se rétablit peu à peu. Sura et Pumbédita reprirent alors leur ancienne autorité. Rabinah, *à Sura^ R. Yosé, à Pumbédita, éclairés même par ces tristes événements sur la nécessité de terminer l'œuvre de R. Aschi, s'empressèrent d'en reprendre les travaux suspendus. Grâce à leurs efforts et à ceux de leurs coopérateurs, le Talmnd de Babylone fut entièrement rédigé à la fin de l'année 499 (le 13 Icislew, 2 décembre), au moment où le cin* quième siècle expirait.

Les nouvelles études auxquelles on se livra, dans ce but, permirent d'élargir les proportions de l'œuvre entreprise. Les docteurs babyloniens ne se bornèrent pas à recueillir pieusement les restes du pa^sé ; ils ajoutèrent aux traditions anciennes les décisions récentes et voulurent, avec raison, exposer l'état de la science et de la doctrine jusqu'à leur époque. Les opinions de R. Aschi, sur une foule de points que les précédents Amoraltes avaient écartés parce que les solutions traditionnelles leur paraissaient incertaines ou insufflsantes, furent notamment introduites dans le

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Talmud, comme ayant une autorité égale à celle des Tanaltes ^

Sans vouloir affaiblir le mérite de R. Aschi et de ses successeurs, il faut avouer cependant qu'il y a quelque exagération dans les appréciations hyperboliques par lesquelles on a caractérisé l'étendue et l'importance de leurs travaux. L'œuvre considérable accompile par R. Yéhoudah le Saint dans la Mischnah, par R. Yochanan et les derniers docteurs palestiniens dans le premier Talmud, rendirent la tâche beaucoup plus facile pour les Amoraltes de Babylone. Ceux-ci n'eurent qu'à réviser et à compléter. C'est beaucoup sans doute car le développement des études talmudiques, depuis les premiers compilateurs, avait été colossal ; mais enfin ce n'est que justice de reporter le principal honneur à ceux qui avaient frayé la voie. Ce qui appartient sans conteste aux Babyloniens, c'est la collection de tout ce qu'avait produit le mouvement des écoles pendant la période intermédiaire; c'est surtout la conservation des traditions et des doctrines qui s'étaient développées plus particulièrement en Babylonie et que les Amoraltes de Palestine n'avaient peut-être pu connaître et apprécier qu'imparfaitement. Ils sauvèrent aussi de l'oubli un grand nombre de documents liés à l'histoire du second

1. Les sentences talmudiques de R. Aschi sont connues sous le nom de Mkuab. Cest du reste le nom qu^on donnait, en Babylonie, aux opinions doctrinales des principaux mettras.

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temple et qui ne figuraient dans ancun des recueils antérieurs. Ainsi définie leur œuvre fut assez importante pour justifier le renom qu'elle leur a acquis. S*il ne faut pas la surfaire, il ne faut pas non plus la déprécier.

Il est très-difficile de juger sainement les deux Ta!* muds. Ce sont des ouvrages d'une originalité telle qu'elle défie et déroute toute comparaison. La Miftchnah, jusqu'à un certain point, ressemble assez aux Pandectes du droit romain; les Talmuds ne ressemblent à rien de ce qu'ont produit ni l'antiquité ailes temps modernes. C'est bien, comme nous l'avons dit, l'Encyclopédie du Judaïsme; mais,dans la passion de conserver tous les souvenirs du passé, ses auteurs ont recueilli, indifféremment, le bon et le mauvais, \o vrai et le faux, le raisonnable et l'absurde. Ils ont voulu que ce fût un mfroir où la vie entière du peuple juif se reflétât dans ses moindres détails, avec ses passions, ses luttes, ses controverses, ses sympathies et ses haines, de façon à ce que, dans la suite des âges, Israël pût y voir tout ce qu'il avait fait lorsqu'il était encore une nation, tout ce que ses chefs, ses docteurs et ses penseurs avaient élaboré, décidé, rêvé et afrompli dans le mouvement des partis, des événements et des idées.

Aussi, ce qni manque essentiellement au Talmud, c'est l'unité. Ceux-là seraient insensés qui y chercheraient un système préconçu ou une doctrine à lignes fixes. La multitude de choses, de sujets, de faits de toute nature qui y sont confusément entassés, n'est pas l'œuvre d'une «eule intelligence ; elle ne porte pas l'empreinte d'une personnalité qui ramène tout à sa propre croyance ou à son propre but. Les écrivains qui ont parlé impartialement de cette compilation étrange, ont dit, avec raison, que les. auteurs n'en furent ni un homme ni une école, mais un peuple entier. C'est en effet toute la Judée et toute la Babylonie qui en ont préparé les éléments et en ont fourni les matériaux pendant une longue série de générations.

On y admire les grandes inspirations de la science et de la piété telles que les ont formulées les vrais sages du Judaïsme; mais on y trouve, en même temps, toutes les erreurs qu'ils ont eues à combattre et que des esprits moins élevés ont répandues, à côté d'eux, parmi les masses. Les plus nobles principes de raison, de sens moral, de libéralisme, de tolérance et d'humanité s'y heurtent aux absurdités les plus choquantes, aux sentiments les plus étroits et les plus fanatiques. Les haines populaires y éclatent sans réserve et y font contraste aux plus beaux préceptes d'amour et de fraternité. Les passions nationales

contre les étrangers y font explosion comme un vio- II. 23

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lent démenti aux paroles de paix, de philanthropie et de justice qui y sont ensuite prononcées envers tous les hommes sans distinction de race, de religion el de patrie. Les désirs de vengeance s'y associent aux conseils de réconciliation, la colère à la patience, l'exaltation à la modération. C'est Técho des mille voix dissonantes d'un peuple qui a passé par les vicissitudes les plus diverses et à qui les événements ont, successivement, inspiré tant de vœux et d'opinions contradictoires. Les Zélateurs y ont laissé la trace de leurs Tareurs, tandis que nous y suivons les efforts pacifiques des sages disciples d'Hillel. Les décisions des Synhédrins sadducéens et révolutionnaires y figurent comme celles des assemblées pbarisiennes. Les discussions des écoles, les controverses des docteurs, le pour et le contre, les fantaisies d'un débat improvisé, les lazzis d'une conversation familière, les jeux de mots, les épigrammes, tout y est recueilli, presque toujours sans ordre^ sans méthode, sans règle et sans suite, de sorte que l'esprit, s'il n'est pas guidé par un flambeau conducteur, risque de s'y égarer comme dans un labyrinthe inextricable.

On comprend, dès lors, que le Talmud ait pu devenir, de tout temps, un vaste arsenal où les ennemis comme les défenseurs du Judaïsme ont trouvé aisément toutes les armes et tous les arguments de combat qu'ils ont pu désirer à l'appui de leurs thèses respectives. Les détracteurs en ont mis en relief, de parti

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pris^ tous les mauvais côtés ; les apologistes n*ea ont voulu voir que les parties brillantes. Les uns et les autres auraient eu raison si le Talmud était un livre doctrinal, ayant une autorité souveraine et formant, d'une manière absolue, le code religieux du Judaïsme. Mais ce n'est pas un code ; ce n'est qu'un recueil de sentences, de maximes, d'opinions et d'événements, réunis et présenlés au hasard, sans que nul ait prétendu les imposer^ dans leurs contradictions radicales, au respect des générations futures. Les Talmuds sont les annales désordonnées du Judaïsme. Le peuple hébreu y apparaît tout entier, dans sa vie publique et privée, sous l'infinie variété de formes, de mœurs, de croyances, d'institutions et d'idées qui caractérise inévitablement l'existence d'une société politique et religieuse pendant un espace de près [de dix siècles. Quand on pénètre dans ce monde inconnu, ou éprouve un effet analogue à celui qui saisit l'âme lorsqu'on visite les ruines de Pompéï et d'Herculanum. Toute une civilisation, enfouie dans les entrailles du passé, semble sortir de dessous terre et ressusciter, aux regards modernes, les plus petits détails d'un état social qui remonte à dix-huit siècles en arrière. Mais, pas plus dans le vieux livre que dans la vieille cité engloutie vivante sousleslaves du Vésuve, on ne peut chercher et trouver que le secret de la vie familière d'une population surprise tout d'un coup et pétrifiée dans une épouvantable catastrophe.

Le Talmud est une Pompéï moral. C'est Timage, prise sur nature, du mouvement juif depuis les hommes du grand Synode jusqu'aux derniers Âmoraîtes. Grand ou petit, beau ou laid, juste on injuste, modéré ou passionné, sensé ou erroné, bon ou méchant, bas ou sublime, révolutionnaire ou réactionnaire, réformateur ou conservateur, libéral ou tyrannique, le voilà tel qu'il a été. C'est le portrait fidèle d'une époque avec toutes ses qualités et toutes ses im* perfections. Il ne faut pas y chercher autre chose.

Mais, ainsi défini, quel merveilleux assemblage d'idées et de notions de toute sorte t Et que de choses imprévues on y rencontre et que de choses intéressantes on y apprend sur l'histoire et les doctrines da peuple juif pendant plus de mille années !

Outre les discussions légales ayant pour objet Tiuterprétation et le développement de la loi écrite et de la loi orale, de la Mikra et de la Mischnah, outre la casuistique des docteurs et l'enseignement des écoles, ce que le Talmud renferme au point de vue philosophique, scientifique et moral, est énorme. Toutes les questions de la métaphysique, de la théodicée et de la psychologie y sont abordées et creusées avec une hardiesse de vues et une indépendance de pensée vraiment extraordinaires. Les sciences exactes et les

sciences occultes y ont une large place. Quant à la morale, elle y abonde, pour ainsi dire^ à chaque page, éclatant par quelque belle maxime de sagesse, de vertu et de raison pratique, par quelque admirable parabole ou par quelque pittoresque légende. On peut dire du Talmud ce qu'on a dit du fameux Pic de la Mirandole, quil parle de tout ce qu'on peut savoir et d'une foule d'autres choses encore, de omni re scibili et qutbmdam aliis.

Il faudrait des volumes pour analyser cet ensemble colossal de systèmes et d'hypothèses.

Dans le vaste champ de la métaphysique et de la physique, dans la recherche des vérités psychologiques et dans l'observation des lois naturelles, le Talmud est plein de discussions approfondies qui prouvent que les chefs des grandes écoles n'avaient rien négligé de ce qui concerne la vie terrestre et la vie future de l'homme .

La préexistence de l'âme, les conditions de sa création et de son union au corps, sa nature, ses facultés, sa responsabilité en ce monde et dans l'autre, sa rémunération ici-bas et ailleurs, etc. etc., y sont attentivement discutées. — Les peines, au delà du tombeau sont-elles ou non éternelles ? L'âme humaine, avant de passer dans le monde futur, subit-elle d'autres épreuves sur cette terre ? Que faut-il penser de la métempsychose? Y a-t-il des êtres intermédiaires entre Dieu et l'humanité ? L'esprit du mai est-il un être réel, ayant un pouvoir distinct de celui de Dieu et servi

par des satellites à ses ordres ? Ou bien n'est-ce que le symbole personnifié des mauvaises passions ? Comment faut-il croire à la résurrection? — Les immenses régions de la psychologie et de la théodicée sont ainsi parcourues dans tous les sens. Celles de la Cosmogonie sont ouillées avec une égale audace.

Qu'est-ce que la puissance créatrice et comment à pu se faire la création ? Est-ce par l'action directe de Dieu? Est-ce par rintervention de forces intermédiaires, Anges, Verbe ou autres agents immatériels ? Comment s'est formée la matière? Peut-elle exister par elle-même? Quelles en sont les conditions et les lois? Quels ont pu être les éléments primitifs? Quelle est la nature du ciel et du firmament ? Quels sont les rapports du monde céleste et du monde terrestre ? Que faut-il croire de l'unité ou de la pluralité des mondes, de la modernité du temps et de l'espace? Tout un traité, celui de Hagguigah^ est consacré à l'enseignement cosmo go nique et la Béreschith Rabba abonde cd légendes et qu hypothèses originales sur le commencement des choses créées.

Poussée ainsi sur la pente du voyage dans les sphères de l'Infini, la controverse talmudique ne s'arrête pas au seuil de l'Univers visible ; elle s'ê- J lance dans les champs de l'idéal et décrit la géographie de TEmpyrée comme si elle en connaissait les moindres détails. — C'est ici surtout que la vieille Chaldoe a mis dans le Talmud son cachet de

mysticisme et de surnaturel. — Babylone était la terre classique des sciences occultes. Les antiques théories delà Kabbale juive s'y combinèrent avec les doctrines secrètes du Mazdéisme, et de là est venue cette masse de rêveries bizarres sur les anges et les démons, sur les milices célestes et infernales, sur le Can Eden (Paradis) et le Guéhinom (Enfer), sur les sorciers acolytes des mauvais esprits, sur les formules d'exorcismes, sur les explications des songes et même sur les remèdes magiques^ en un mot, sur toutes les fantaisies du mer\'eilleux, qui avaient cours dans les écoles babyloniennes, comme dans les préjugés populaires, et que les compilateurs du Talmud ont enregistrées, bien que ce soient autant de supers* titions aussi opposées a l'esprit de la loi qu'aux saines traditions du Judaïsme.

Emportés, avec les mystagogues talmudistes, sur les ailes de la chimère, nous pourrions faire un voyage plein d'émotions dans les régions de la vie d'outretombe. Les descriptions mythologiques des champs Élyséens et du royaume de Pluton, tels que les peignent Homère et Virgile, les trois degrés de l'Éternité, tels que les a décrits le grand Gibelin de Florence, l'immortel Dante, conduit par le poète de Mantoue et la céleste Béatrix, sont dépassées par les rêveries talmudiques. Le Gan Eden et le Guéhinom ^ (la Ge-

1. Le nom du Paradis, Gan Eden, jardin d*Éden, esit emprunté au récit biblique de la Genèse. Le Guéhinùm^ la Géhenne, dont parle

henné) n'ont aucun secret pour les mystiques du Judaïsme. Ils en connaissent les dimensions et les divisions intérieures. Ils savent comment se nomme chaque région céleste ou infernale et peuvent dire, avec exactitude, tout ce qui s'y trouve et tout ce qui s'y fait. Comme le poète florentin, ils énumèrent les portes qui donnent accès dans la cité des larmes, per me si va nella citta dolente. Ils savent tous les genres de peines qui sont réservés aux damnés, la nature des supplices qu'ils ont à subir et même la forme des instruments de torture auxquels on les applique. C'est aussi sombre que terrifiant. Naturellement ils n'ignorent aucun des noms, aucune des fonctions des démons chargés d'être les exécuteurs des hautes œuvres de la justice étemelle ^

Us ne sont pas moins précis sur la topographie des Gieux que sur celle de l'Enfer. Il y a sept cercles célestes : le Vilàn^ sphère inférieure où s'opère le mouvement diurne ; \q Rakiâ^ où roulent les planètes et les étoiles ; les Chéhakim^ où un moulin merveilleux triture la manne céleste qui doit nourrir les justes dans le Gan-Eden; le Zébouly sanctuaire où l'archange Michaël offre à Dieu les âmes pieuses ; le Mion^ où résideut les chœurs angéliques qui chantent les

aiiMî rÊvangile, empranta ce nom à une vallée, prèa de Jérasalem, où Ton jetait des cadavres d*aDimaax.

1. Les descriptions de TEnfer se trouyent surtout dans les traités taimadiqnes ifrouMii 20, — AfenocAotA, 100.— Taoa^Hh 10^ Pcuochim oi. — Hagguigah 13. — BereschUh Habba sect. 15, etc. etc..

louanges de l'Étemel; les Araboth^ siège de l'équité, de la miséricorde, des trésors de vie, de paix et de bénédiction. C'est là que les justes jouissent de la béatitude éternelle. Les Séraphim^ les Ophamm et les saintes ffaîotA, s'y pressent auprès du trône divin dans l'adoration de « Celui qui est ^ » Nous assistons au& séances de l'Académie céleste * où les saints élèvent leur esprit à la conception complète des perfections de Dieu; nous contemplons le banquet merveilleux où les justes se disent l'un à l'autre : « Voici notre » Dieu ' !» et le festin étrange du Léviathan, ce monstre marin si pittoresquement décrit *dans le livre de Job % que Ton ne s'attendait guère à rencontrer tout à coup dans les hauteurs de l'Empyrée.

Mais ce sont là les fantaisies de l'imagination. Elles n'ont été insérées dans le Talmud que pour rappeler les bizarres hypothèses où des docteurs imprégnés de l'esprit kabbalistique s'étaient laissés entrdner. On verra plus loin quel dédain la majorité des docteurs professe pour cet idéalisme sans fondement, et avec quel soin ils en écartent leurs disciples.

11 n'en est pas ainsi des sciences positives. Les études mathématiques et cosmographiques, l'histoire naturelle, la médecine, etc., étaient en grand honneur

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