AcTB0, ch. VI, 2, et suiv
LES PHARISIENS. fii
» voyait au temple, louant Dieu et se rendant agréables » au peuple *. » Us profitaient de la fréquentation du lieu saint pour prêcher le Christ sauveur. La foule les écoutait et la liberté de la parole était telle en Judée que les magistrats eux-mêmes n'osaient point la leur interdire. Du reste ils se montraient observateurs fort scrupuleux de toutes les prescriptions traditionnelles. Pierre, entraîné par son ardeur de prosélytisme^ ayant mangé des mets prohibés chez le centenier Cornélius qui désirait s'affilier à la secte chrétienne, en fut vivement réprimandé par ses collègues * ; et lorsque Paul, pour hâter la conversion des gentils, déclarant que la foi suffisait sans les pratiques, dispensa les néophytes païens de la circoncision et des autres commandements formalistes de la loi^ il s'éleva, entre lui et les apôtres de Judée, un conflit très-passionné qui ne fut apaisé qu'imparfaitement par un compromis où les principes du Judaïsme furent énergiquement maintenus ^
Le Pharisalsme n'avait donc pas trop de sujet dese défier, à l'origine, du but et de l'esprit de la nouvelle secte. Elle croyait à un Messie^ à l'égard duquel la majorité du peuple restait fort incrédule, mais elle ne rompait avec aucune des traditions respectées. Elle
t. Ibid. ch. Il, 48 et suiv.