‹ Les PharisiensChapitre 50 sur 258 · JosÈPHE, Antiq.^ liv. XIX, cb. m · texte numérisé non relu

JosÈPHE, Antiq.^ liv. XIX, cb. m

qui ce dernier donna en mariage sa flUe Bérénice. II maintint à tous les Juifs de l'Empire et, par un décret spécial^ à ceux d'Alexandrie, leur liberté religieuse et la pratique de leurs lois, dans les termes les plus sympathiques, flétrissant énergiquement la conduite des Juifs égyptiens qui avaient provoqué contre eux la colère de Caligula * .

La Judée respira croyant être arrivée enfin à une ère de vraie tolérance. Agrippa revint à Jérusalem entouré d'une immense popularité. Pour répondre aux témoignages d'affection qui lui furent prodigués à son retour, il fit remise à ses sujets de l'impôt des maisons '. Enfin il conquit tous les cœurs par un de ces actes qui frappent toujours la foule. On plaça, par ses ordres, dans le trésor du temple, comme un souvenir perpétuel de la condition misérable où il avait vécu avant de monter sur le trône, une chaîne d'or que Calus lui avait donnée, en mémoire et en compensation de la chaîne de fer que lui avait fait porter Tibère pendant sa captivité.

Aimé de son peuple, il entretenait les relations les plus amicales avec les princes voisins et les recevait quelquefois de la façon la plus magnifique '. Sa popularité lui permit de donner, à son tour, sans que la piété publique s'en offensât, des fêtes dans les cirques

1. Voir le texte de ces décréta, Joskphb, Antiq., liv. XIX, ch. iv.

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