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Demaï ii. 3. b. — BéchorothZùh, — Josèphe, Guerre des Juifs, liv. II, rh. ZII.
bornaient à observer entre eux ces pratiques sévères et ne prétendaient pas les imposer aux autres.
Les vêtements de lin d'une entière blancheur qu^ils portaient durant leurs repas, après s'être lavés de nouveau dans de Teau froide \ répondaient à la même pensée. G^était un vêtement pontifical qui assimilait leurs agapes à celles des grands prêtres. Leur réfectoire était, à leurs yeux, comme un temple et leur table comme un autel ' . Leur sobriété était admirable. Un petit pain et un mets quelconque formaient invariablement leur ordinaire. Plusieurs vivaient dans le désert, n'ayant d'autre nourriture que ce que la terre produit d'elle-même. C'est par un de ces derniers, nommé Banos, que Josèphe se fit initier à l'Essénisme *.
Leur souci perpétuel de ne toucher à rien d'impur devait nécessairement les isoler de la société. Ils furent ainsi amenés à vivre entre eux dans une communauté fermée aux profanes. Les frères squIs y étaient admis. Il y avait plusieurs degrés d'initiation à franchir avant d'être reçu dans le sanctuaire. Les néophytes passaient un an entier hors de l'association, occupés à en étudier'les principes et les règles. Au bout de ce temps de stage, ils prenaient part au baptême de l'eau froide et se baignaient comme les