‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 240 sur 500 · Aniiq., liv. XVIII, ch. n · texte numérisé non relu

Aniiq., liv. XVIII, ch. n

3. Pline, HUt. nai. V, 17. — Josèphe [autobiographie) les désigne aussi comme habitant un désert qui est probablement.ee « désert de Judée » où nous venons de voir apparaître Jean le Baptiseur.

association fuyaient le contact corrupteur du mouvement social. Systématiquement étrangers aux choses de la politique, ils s'absorbaient dans la méditation, dans l'étude et dans la prière, évitant les, moindres souillures du corps elles moindres souiUures de l'âme. Dans Tagitation des hommes et des choses, il n'avait plus été question d'eux.

Leurs anciens compagnons du Hassidisme, les Pharisiens, devenus un parti militant, s'étaient de plus en plus éloignés de ces mystiques du désert, chez qui ils ne pouvaient trouver ni d'utiles conseils ni d'efficaces concours pour le succès de leurs plans de réforme religieuse et sociale.

Le Pharisaïsme était, en religion, ce qu'il était en politique, le parti des classes moyennes et des idées modérées. Autant il combattait la corruption et l'impiété des Sadducéens, autant il condamnait les exagérations ascétiques des Esséniens. Il considérait le dévot outré, qu'il appelait ironiquement « le pieux imbécile » *, comme aussi fatal à la société que l'athée. Quand, ,par hasard, un Pharisien discutait avec un Essénien, un «Baptiseur du matin », comme les livres traditionnels appellent les adeptes de l'Essénisme ^ il y avait toujours dans son argumentation une pointe de raiUerie dédaigneuse attestant le peu de cas que

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