TT
)) et que toutes tes actions soient inspirées par l'a-
» mour de Dieu. »
Simon disait : a Prie attentivement, mais que ta » prière ne soit pas une habitude banale ; que ce soit » un acte de soumission et d'humilité devant ton créa- » teur *. » — Il disait encore :■ « Il y a trois couron- » nés : la couronne de la loi, celle du sacerdoce et » celle de la royauté ; mais la couronne d'une bonne » renommée les domine toutes. »
Éléazar disait : « Étudie la loi de Dieu afin de pou- » voir combattre l'incrédule. » — « Sache surtout pour » qui tu travailles et quel est le maître que tu sers, n car c'est lui qui te paiera le prix de ton œuvre ^. »
De ces cinq disciples plusieurs jouèrent un rôle important à l'Académie de Yabné. Le plus remarquable d'entre eux fut Yehoschoua ben Hananiah sur l'action et les doctrines élevées duquel nous aurons bientôt à insister.
A côté d'eux étaient d'autres docteurs illustres. Citons, entre autres, Hanina, le grand prêtre suppléant, qui a laissé cette maxime de devoir social : « Prie » pour ceux qui tiennent les rênes de l'autorité, car » sans le respect de l'autorité, les hommes se dévo-
i. Ceci est à comparer avec ce que dit l'Évangile de la façon dont prient les Pharisiens hypocrites. (Matthieit, ch. vi, 5.) On voit qu'à cet égard, les docteurs éminents professaient la même morale que Jésus,
2. Ces diverses maximes sont rapportées par le traité Aboth, ch. ii, § 15 et suiv. et ch. iv, § 17.
» reraient rnn l'autre^; » — Tsadok, qui disait :« Ne te )) sépare jamais de la communauté et ne t'érige pas 1) en juge sévère desactions de ton prochain^; » — Abba Saûlben Bothnit, ce marchand de vin de Jérusalem qui avait composé sur les familles pontificales, la poésie humoristique et populaire dont il a été question plus haut, et de qui on cite cette belle pensée : « L'homme doit toujours aspirer à ressem- )) bler à Dieu. Dieu est clément et miséricordieux : » l'homme doit l'être également ^^ » — Il y avait encore un riche docteur, disciple d'Hillel, Dossa ben Horkinas, qui faisait asseoir ses hôtes sur des sièges dorés * et qui a dit : « Le sommeille matin, le vin à » midi, la curiosité et la fréquentation des ignorants » sont également funestes à la santé ^. »
Mais les sommités de l'Académie de Yabné furent, avec Yehoschoua ben Hananiah, Nachum de Guimzou et Akiba.
Nachum, de Guimzou'', ne fut cependant qu'un pré-