‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 322 sur 500 · Juges, ch iv · texte numérisé non relu

Juges, ch iv

avec deux autres de ses concitoyens dont l'opulence égalait la sienne, nourrit, durant quelque temps, la population à l'époque du siège. Pendant qu'il le servait, Akiba fut le héros d'une aventure romanesque. La fille de Kalba Schabouali, nommée Rachel, s'étant prise d'une tendre passion pour lui, lui promit de l'épouser s'il parvenait à se distinguer dans l'étude de la loi et à se faire un nom parmi les disciples pharisiens. C'était alors, on le sait, un titre à la considération publique et les femmes juives se faisaient surtout honneur en s'unissant à quelque docteur renommé.

Akiba n'avait reçu aucune instruction sérieuse ; il avoue lui-même humblement qu'il était fort ignorant alors et qu'il haïssait cordialement les savants et les docteurs ^ D'ailleurs, il n'était déjà plus jeune et son service dans la maison de son maître se combinait mal avec les devoirs de l'étude. « Mais que ne peut » l'amour sur le cœur des mortels ! » Pour obéir à celle qu'il aimait, il se livra au travail avec une ardeur sans égale. Rachel ne l'en aima que davantage; aussi-, son père ayant voulu la marier à un riche prétendant, elle déclara avec énergie qu'elle n'aurait pas d'autre époux qu' Akiba. Kalba Schabouah, irrité, chassa et déshérita sa fille. Rien n'y fit. Elle se maria avec celui qù'eUe aimait, préférant la misère auprès de lui à la richesse dans la maison paternelle. Leur détresse

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