‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 364 sur 500 · Ibid. ch. xiii, 29 et · texte numérisé non relu

Ibid. ch. xiii, 29 et

une allusion aux évériëments contemporains ' .En tout cas, il y avait, dans le récit de cet acte audacieux, un exemple saisissant donné aux femmes d'Israël pour les exhorter à joindréleur dévouement à celui des promoteurs de la guerre sainte.

Ces souvenirs, ces prédictions, ces espérances agitaient et passiôrinaient la foule. On sentait, à de sourds tressaillements, que le levain de l'ancien zélotisme fermentait partout en Judée et, chaiijtiejôur, on pouvait s'attendre, de nouveau, à quelque formidable ex^ plosion.

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La révolte ne tarda pas en effet à éclater, mais elle fut, au début, plus locale que générale. L'expédition, que Traj an, ambitieux de suivre les traces d'Alexandre, entreprit en Dacie d'abord^ ensuite dans les région» de l'Euphrate et de l'Indus, en fut l'occasion et le signal. Les Juifs, si nombreux en Babylonie, profitèrent du mouvement qui armait les grands États asiatiques contre rinvasion romaine. Ils avaient, parmi les princes de ces contrées, des amis puissants, no-

1. Holopherne serait, dans cette hypothèse, la personnification du général romain Quiétus, qui reprit alors la guerre contre les Juifs révoltés, tandis que Trajan serait désigné sous le nom de Nabuchodonosor.

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tammeat les rois jde . rAdiabénie ^qui, depuis Izate, étaient toujours restés attachés au Judaïsme. Ils crurent le moment propice. Nisibis, qui était, on le sait, un grand; centre juif, se souleya, appelant en,^même temps à l'insurrection les coreligionnaires de Judée, d'Egypte, de Lybie, de Cyrène et de l'île de Chypre ^ La rébellion prit j en peu de jours, des proportions qui inquiétèrent les Romains et exigèrent un grand déploiement de forces. Les insurgés eurent d'ailleurs quelques succès qui enflammèrent leur audace. — On dit, qu'à Cyrène, devenue le foyer du mouvement, ils taillèrent en pièces un nombre considérable de Grecs et de Romains. Dans l'île de Chypre, ils détruisirent Salamis, la capitale, et passèrent la population au fil de l'épée. Trajan envoya pour les soumettre ses meilleurs généraux. Lupus en Egypte, Martius Turbo à Cyrène, Lucius Quiétus en Babylonie et en Judée. C'étaient des hommes d'une impitoyable énergie. Les ordres qu'ils reçurent ne l'étaient pas moins. La chronique prétend que l'impératrice Plotina écrivait à Trajan pour l'exciter à anéantir les Juifs ^. Là guerre prit, en effet, un caractère sauvage. Le souvenir de cette lutte à laquelle les annales juives ont attache plus particiilièrement le nom de Quiétus^, est resté comme une date lugubre

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