‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 370 sur 500 · Taanith, ch. m, 68, d · texte numérisé non relu

Taanith, ch. m, 68, d

sès^côllègues cherchèrent à Féclâirer sur les dan^^ et' rihànitéj de^ cette- téméraire entreprise. Le vieux Yochanan ben Torta lui disait : a Tu verras plutôt » croître dé l'herbe à ton menton qu'arriver maintei) nant le Messie *. » Il ne 'tint aucun compte de ces conseils de prudence et même il parvint à convaincre et à entraîner quelques autres docteurs qui partagèrent ses illusions d'abord et plus tard sa lamentable destinée. Mais la majorité, voyant bien qu'il n'avait pas le sentiment exact de la situation^ « qu'il n'était, sui- » vant le mot talmudique, ni un bon juge ni un bon » guide ^, » se séparèrent nettement de lui et se tinrent à l'écart des événements^ déplorant une révolte qui ne pouvait produire que de nouveaux malheurs.

Il paraît que Bar Koziba eut aussi la pensée de rai- , lier à lui les Chrétiens de Judée, qui, victimes également de la persécution romaine, pouvaient vouloir secouer le joug de fer qui pesait sur eux. Mais le Christianisme, comme le Pharisaïsme, savait bien que sa force n'était pas dans les champs de bataille. Lui aussi avait renoncé à l'espoir de reconstruire matériellement Jérusalem. Il bâtissait dans l'ombre une cité spirituelle dont les ouvriers travaillaient obscurément à miner l'empire des Césars et à déterminer sa chute par des moyens bien plus efficaces qu'une lutte armée.

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