IL
fils de Simon sur des questions difûcilés et profes-r sait une grande estime pour son caractère et pour ses opinions. <
Les premières années de sa carrière ne présentèrent probablement pas de faits saillants dignes d'être rapportés, car elles sont restées assez obscures. Il futy du reste, promu fort jeune encore au patriarcat. Il n'avait guère que vingt ans quand son père Simon mourut et quand il hérita de sa dignité, (an 170;)
L'influence qu'il conquit bientôt dans cette haute situation, fut certainement très-considérable ; nous ' le voyons, peu de temps après, investi d'une sorte de dictature personnelle à peu près illimitée, qui fut acceptée par tout le monde sans aucune opposition ^
Dès ce moment, le Synhédrin, qui n^ apparaît plus avec des pouvoirs bien définis, semble avoir abdiqué toutes ses attributions entre les mains du patriarche. Par suite, celui-ci put, désormais, agir, administrer et décider toutes choses de sa pleine autorité. L'ancienne fonction de vice-président {A b-betfi- din) que Yéhoschoua avait encore occupée pendant la jeunesse de Simon III, fut suppriinée. Le patriarche nomma seui à tous les emplois, exerça une surveillance générale sur les diverses communautés, et put trancher même les questions religieuses qui étaient jadis delà compétence générale du Synhédrin.
Comment ce pouvoir absolu fut-il conféré au pa-