IsAiE, ch. xi-vni
» du livre doctrinal, nous trouvons dans la loi, dans » les prophètes et dans les hagiographes,' la triple » confirmation de cette vérité que la Providence faci- » lite à l'homme le parcours du chemin qu'il » désire suivre \ » Il en conclut que Dieu, qui veille sans cesse sur toutes les créatures, prête des forces à l'homme, lorsqu'il tend au bien, et lui refuse son concours, l'abandonnant à lui-même, quand il cède à de mauvaises passions. De là cet aphorisme qui est devenu populaire dans la Sj^nagogue : « Quiconque veut se pervertir trouvera la porte » ouverte; quiconque désire observer la vertu trou- » vera assistance ^. » C'est l'équivalent de l'adage moderne : « Aide-toi, le ciel t'aidera. »
Ainsi, le Pharisaïsme fait intervenir la Providence^ dans le jeu de la liberté, comme un appui pour les bons ou comme un juge sévère qui livre les méchants à toutes les conséquences de leurs coupables desseins. Toutefois, avant de les abandonner sans rémission, elle les avertit, elle les éclaire et ne les pousse enfin dans l'abîme où ils se précipitent volontairement, que s'il n'y a plus d'espoir qu'ils se repentent de leurs fautes. — C'est la doctrine de la grâce dans sa plus large acception. Dieu soutient les vaillants et les justes ; il change même ses arrêts contre les méchants