Polyen., I
2. Carte de l'Atlas Vidal-Lablache, p. 07''. T>. Cf. Etym. Uasrn.. s. ».
.1. K s PHÉNICIENS il L'ODYSSl i
rorsaires rrancs, les indigènes enfuis au sommet des monts fondent, dans l'intérieur, leur Kkoro (nom générique appliqué à toutes les capitales insulaires de . ette époque). Nos cartes actuelles portent encore cette Khora. Mais, aujourd'hui, la sécurité des mers ;i permis à la \ill<v de redescendre vers la i • i \ « • . Ellen'esl pas retournée à la côte Sud. La capitale contemporaine de Samos est sur la côte Nord, au fond de la meilleure rade insulaire, en face il»' l'Asie Mineure, à Port-Vathy. Ce changement d'orientation n'est |>as fortuit ni causé par tics nécessités passagères, puisque dès l'antiquité le môme phénomène s'était produit dans les autres Iles, à Kos et à Rhodes, par exemple. Le jour où les Hellènes ont vraiment disposé des îles, ils en ont transporté la capitale sur les côtes Nord, en face de l'Asie Mineure, après avoir abandonné de plus vieux établissements qui ii étaient |»as indigènes, semble-t-il, mais qui s'étaient fondés, comme l'Astypaléc samienne, sur les côtes méridionales des Iles pour l;i commodité d'un commerce étranger. Dès l'antiquité, les gens de Rhodes délaissent la capitale primitive, Lindos, qui, pointée sur un promontoire de la côte méridionale, « regarde vers le Sud-Est et vers Alexandrie ». dil Strabon : au boni du détroit, face au Nord et ;ui\ rivages d'Anatolie, ils construisent de toutes pièces leur grande ville «1rs temps helléniques, qui jusqu'à nos jours restera la capitale insulaire. A Kos, nous allons étudier le même déplacement et la Vieille Ville abandonnée dans la rade méridionale de Képhala pour la capitale nouvelle sur le promontoire du Nord-Est. A Samos, m, dès l'antiquité, 1rs Hellènes, devenus maîtres de I Me ne délaissèrent pas la Ville Vieille, c'est qu'un sanctuaire vénéré et des traditions religieuses rivaient la capitale au site préhellénique : la plaine méridionale de Samos et la ri\<' du détroit étaient le séjour préféré de la grande déesse Hèra.
Id's cinq autres Vstypalées, celle de Rhodes ne nous est connue que de nom. Kiepert croyait pouvoir la placer tout au Swt\ de l'île, sur un promontoire rocheux, véritable Ilot rattaché à la côte par une langue de sable, que les Grecs modernes appellent Prasonisi. Mais il ne donnait aucune raison de sou I » \ | m ► thèse, s;iul peut-être la ressemblance des autres Astypalées.
L'Astvpalée <\>' Carie est un promontoire, ev tt, -y.yjjJ.'j.-ï^ yjicetpou AarimàXaià .--.-.> îxaa', sur la côte entre le cap Termerion <'l le port Myndos, en face des Iles Argées. C'est le même emplacement, sans doute, que d'autres appellent II-//-/'.-/ Mûvôoî, la Vieille Myndos, Myndus et ubi fuit Palaemyndus, dit Pline*. 1 .1 Nouvelle Myndos datait de la première colonisation grecque; la tradition la rattachait aux Trézéniens et à leurs plus anciennes fondations1. Nous pouvons donc nous demander si Ni l ieille Hyndos, antérieure à ces Trézéniens, <isl uni' ville hellénique.
I Vstvpalée d'Attique est en un >i lr exactement pareil. C'est un promontoire en face d'un Ilot: «Entre !<• Pirée et le cap Sounion,» dit Strabon4, «on
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bléoussa, Koéxeuai vr,a-o>; ,EÀsoûa,a,a. » Les cartographes contemporains1 <»nl identifié celle Astypalée avec l;i huile rocheuse (|iii, non loin du Sounion, ferme à l'Ouest la rade d'Hagios Nikolaos, en face de l'île Arsida. a II rsi impossible, » dit Kiepert, « d'imaginer une ville sur celle butte, qui mesure à peine mille pas de circuit et qu'un isthme de sables et de marais réunit difficilement à nue côte sans ressources. » Il est impossible, en effet, que des indigènes, maîtres du continent, se soient jamais installés en pareil endroit. Mais, sur cette hutte maritime, la présence actuelle d'une chapelle de Saint-Nicolas prouverait, à elle seule, que les marins de tous les temps trouvèrent quelque commodité à la possession de ce promontoire. Saint Nicolas, dans la Grèce moderne, a remplacé le dieu des mers : il est le
protecteur des matelots, et souvent ses chapelles s'élèvent sur les ruines des temples de Poséidon. C'est que cette anse d'Astypalée est, à l'Ouest du Sounion. la première relâche à peu près sûre pour les barques et pour les bateaux venus du large : « Le port San-Nikolo, » disent les Instructions nautiques, « est conve-
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Sounion*.