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Nord ol Nord Esl «le l'Ile esl pour les bateaux un dangereux parafe, où li i
n Vsi qu'un semis d'Ilots el de poches, où les calmes plats alternent avec le* violents coups de vent. Sur le détroit, il faul sans cesse veiller aux uute du Nord ou du Sud-Est, prévoir les rafales et, dès que I»* ciel menace, rhcrcljci un mouillage el t »i<*i i asseoir ses ancres par trente mètres de fond :
I litre l.i petite Ile de Palatie el un cap que je ae connois < j 1 1 « • shiis le nom turc de Karabagda, qui signifie Dans /</ vigne noire, le calme nous obligea de rester un peu de temps. Toutefois, le premier jour d'octobre, nous nous efforçâmes dans le canal qui sépare la terre ferme de l'île de Co.... \ peine avions-nous passé la nuit que toul d'un coup nu vent contraire s'éleva, qui nous contraignit de relâcher el de retourner sur nos pas, cl. continuant le lendemain, qui étoil le 2 du mois, il nous lii résoudre de donner
fond pour prendre quelques nouvelles provisions dans cette Ile de Go le m'avançai
un peu dans la campagne, que je trouvai parfaitement belle, mais principalement la plaine, qui est aux pieds des montagnes el ou la ville est située. De vray, elle estoit toute verdoyante d'orangers, de limons et de toutes sortes de fruits, et enfin cultivée en toutes ses parties et remplie de quantités de vignes et de plusieurs beaux jardins. J'entrai
ensuite dans la ville, qui est jolie et assez peuplée le me retirai dans notre galion.
Le lendemain, néanmoins, on ne parla poinl de lever l'ancre, parce que nous avions toujours le venl contraire, cl. comme le ciel el la mer nous menacoienl d'une grande lempeste, je ne voulus point sortir du vaisseau, parce que le lieu où nous avions pris terre n'estoil pas un port, ni même un endroit assuré pour nous — La nuit qui précéda le i d'octobre, teste de saint François, le mauvais temps s'augmenta. Mais, comme notre vaisseau esloil d'une grandeur extraordinaire, que trois grosses anchres l'avoient rendu immobile contre cette tempeste, nous ne nous en aperçûmes presque point.... La tempête cessa avec la pluie. Néanmoins, comme je vis (pie le malin on ne parloit point de se remettre en mer. parce qu'elle n'estoil pas tout à l'ait tranquille, je descendis dans l'île une seconde Fois '.
I.a plupart des voyages au Levant' nous racontent de pareilles relâches en ce canal de Kns ou sur les eûtes de l'ile. Or notre» ville de Kos n'a qu'un port incommode ef périlleux". La pointe sablonneuse ou marécageuse qui le tonne esl bordée de roches et île bas-fonds. Sous cette pointe de Kouin. il n'y a pas une rade à vrai dire. Le vent Est-Nord-Esl cl le siroeo y soufflent en rafales, et des orages y tombent du haut des montagnes d'Asie. Les seuls grands voiliers peuvent tenir eu ee mouillage. Le plus souvent, il l'an! aller se réfugier sous