I. Instruct. iHtitt.. n° 691, p
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traduire la moitié des mots, le texte ne peul s'appliquer ici : aucun des deux
imillngcs n a, derrière un étroit goulet, un bassin aux multiples remises.
Si quelques écrivains1 ont, malgré tout, placé le débarquement d'Ulysse en
res parages de Cassopo, c'esl que le détroit voisin leur offrait le rocher de la
vhetta ■. ce lui pour eux le vaisseau pétrifié. Non-- s;i\ims déjà que cette
ban/uelle n'a rien il un bateau. Pour les littérateurs el manieurs de (initias,
canot, barque, embarcation, bateau, vaisseau cl navire » sonl termes synonymes que l'on emploie indifféremment suivant le besoin du vers. Mais la langue des marins esl d'une autre précision : une barquette n'esl jamais un navire. Ce nom de Barchetta esl italien. Dans les rochers à fleur d'eau, les Italiens voient facilement des Ba rca, « à cinq cenl vingl mètres du cap Carbonara, gil nu rocher de '1 à •"» mètres d'élévation, tète d'un petit plateau noyé, ei à peu de distance on trouve un autre petil groupe de rochers placés sur un plateau de 2 m. ">ii : ce sonl les rochers Barca1 >-. îles Barcaccia, Barca Brucciata el Barchetta, ■ le canal esi encombré de récifs couverts de 2 m. 50 d'eau el de rochers; la roche Barquetta luise dès qu'il v a un peu île mer: il faut bien connaître les lieux pour prendre ce passage3. » Or V Odyssée parle la langue îles Instructions el nous savons que noire Barchetta esl un rocher à fleur d'eau, munira ni la quille d'une embarcation naufragée. Ce canol chaviré, la quille en I m . ne peul pas être nuire croiseur en marche — Les mouillages de Cassopo, sans fermeture, battus du vent du Nord, trop vastes dans leur courbe ouverte ou trop étroits dans leur couloir allongé, ne peuvent pas être nos Beaux Poils.
D'ailleurs, prenez Corfou, Cassopo ou tout autre mouillage : aucun site de la
ciiie orientale ne saurait nous offrir les autres traits du site odysséen. Où sont
les falaises abruptes, les ruchers nus. les écueils grondants «i le Meuve au fond
d'une crique? L'ile ne présente aux navigateurs du détroit que des plages de
sable ou de vase el des pentes longues de roches un de cailloux. Les montagnes
par endroits dominent celle rive orientale, mais elles . i i i i .. i
abruptemenl dans la mer :
! plongent jamais
L'Ile esl montagneuse, et couverte dans toutes ses parties de plantations d'oliviers. I <• n n mi San Salvador ou Pautokrator, point culminant de la chaîne du Nord, forme deux rem irquables pics coniques; ses versants sonl escarpés, très boisés et découpés par de profonds ravins.... I. cap Santa Katerina, pointe Nord de Corfou, esl un peu bas... La pointe San Stefano, <pii esl médiocremenl élevée, forme l'extrémité Ksi de Corfou. Puis la côte court le long de la base des penchants escarpés du mont San Salvador; elle esl i levée el accore; le pays esl heu couvert d'oliviers. \ environ imis milles au N.-o. de la ville il'' Corfou, se trouve le port de Govino bien abrité mais rétréci par les vasrs accumulées sur ses bords; il esl entouré par des marais qui le rendent malsain. Puis vient !'• promontoire et les plages el les lagunes marécageuses qui entourent la ville de Corfou \ - m il I'- I '' dans le Sud i\<- l'Ilot d'I lysse, se trouve le joli village de Benizza
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L, eotp basa -i formée par ries petits I la el de nlim l cup Dinnco, extrémité
Sml de Corfou, esl .'i 0 milles rie Lel'kimo; le 1 1 \ i ;c intermédiaire e i ba el bordé poi ries petits fonds parsemés de roches, Le cap lliauco, formé de falaises blanches el élevi de 70 mètres, esl entouré par nu liimt fond de sables1.
r.,,. tu.
La lagune de Kullichiopoul
Toul au lonii de ce délroil de Corfou, j'ai vainement cherché les vues de cotes odyssée unes (25 avril- I" Kiai 1901). Les plages sablonneuses du Sud ne sauraient être mises en cause. Les pentes boisées du centre ne conviennent pas mieux : et" sonl de lapides lalus. coupés de ravins, semés de pierres roulantes et «le rochers , niais velus d'oliviers, de cyprès et de broussailles, et n'offrant jamais une façade abrupte. Puis viennenl les marais el les vases qui encerclenl les promontoires i\e la ville ancienne el de la ville nouvelle. Voici l'énorme lagune de Kallichiopoiilo el son entrée si large <|ne l'homme a dû la barrer d'une jetée el d'une chaîne : les pentes d'oliviers et de vignes ou les talus d'herbages el d'aloès descendent jusqu'à la bordure de vases. La mer n'apparaît du haut de la colline qu'entre les troncs et la verdure. Puis, au Nord de la ville nouvelle, s'étend la plage de marais qui va jusqu'au pied du Pantokrator. Sur une quinzaine de kilomètres, la rive basse et marécageuse n'est interrompue de loin en loin que par des îlots rocheux qui flottent encore dans la boue. Une plaine et une roule plate bordent le rivage et viennent brusquement tinir au pied du Pantokrator. Au bord des prairies mouillées, dans les eaux lourdes ou. dans la vase durcie, émergent les deux iles crochues qui forment le port de Govino, l'ancien arsenal vénitien aujourd'hui emboué. Entre la ville de Corfou et Govino, un fleuve paresseux amène, entre deux rives de hautes herbes, ses
I. Inslruct. niiiii.. n'ii'.U. p. 17-20. •J. Photographie de Mm" V. Bérard.
• Ils III I \ M IKNS II I 'OliYSSI I
i 62 — Une plaine cl une route '.
ondes chargées tic bouc. Schliemann \ reconnut le fleuve de Nausikaa el retrouva même les deux pierres < 1 1 1 lavoir. M;ii^ où sont 1rs cascades el les tourbillons, les i*ochers el les vallons clos, el la forêl toute proche, el Panse abritée du vent?..
dans la bourbe * l« * ces eaux, le linge de Nausikaa eûl pi i-> d'étranges couleurs
l'uis le Pantokrator surgit brusquement. En travers de l'île, de la côte du détroil à la côte de la grande mer. il dresse sa muraille allongée, que deux cols seulement échancrenl un peu : l'un, sur la côte du détroit, recueille la route côtière el la conduit par le village de Spartila à la façade adriatique; l'autre, au uiilit'ii de l'Ile, est le passage fréquenté de l';iutc Ici mon avec la route terrestre <|iii. de la ville de Corfou, s'en va par Saint- Dimitrio, Castellanais, Vbanisio, etc., jusqu'aux mouillages de l'extrême Nord. Sur sa façade méridionale, la muraille du Pantokrator est abrupte : «'Ile limite
l'horizon de sou écran sans contreforts; quelques \ i liages sont accrochés ii la paroi el de \ ieux <>li\ iers se cramponnent à l;i roche. La façade septentrionale esl au <«mtraire une longue pente, un tumulte de rochers énormes et de collines croulantes, de vallées «'I de plateaux, que le9 arbres de toute essence recouvrent el que les rivières entaillent de leurs sinueux couloirs. Les pierres fendues alternent sur cette façade Nord avec 1rs coulées de schistes. Los cultures en terrasses, les vignes, les olivettes el les nmïs descendent «lu col de
Pantelcii il «In village <l<- Castellanais jusqu'à la mer du Nord : « La côte
Nord esl généralement basse el sablonneuse, comprenant les baies «le Sidari cl de N.ui Giorgio; tout ce rivage ''-i bordé de petits, fonds «■! de roches. Les