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II. RÉFLEXION DE LA CHALEUR

Nous allons voir maintenant se manifester une analogie complète entre les phénomènes de la chaleur rayonnante et ceux de la lumière, les mêmes lois régir les uns et les autres, de sorte que les radiations lumineuses et les radiations calorifiques sembleront produites par des mouvements de même nature, ainsi que le faisait déjà prévoir Texistence de rayons de chaleur au delà du rouge, dans le spectre solaire.

Comme la lumière, la chaleur rayonnante se propage en ligne droite dans les milieux homogènes ; si donc, on interpose entre une source de chaleur et l'une des boules du thermomètre diflférentiel de Leslie une suite d'écrans percés chacun d'un trou, l'instrument ne marquera d'élévation de température qu'autant que les trous des écrans seront placés en ligne droite. Cette expérience prouve en outre qu'il existe des corps dont la nature est telle, que la chaleur rayonnante ne les traverse pas : on les nomme athermanes. D'autres substances sont diathermanes^ c'est-à-dire se laissent traverser avec plus ou moins de facilité par les rayons de chaleur; telles sont en général les substances transparentes, l'air et les autres gaz; mais il y a aussi des corps opaques qui se laissent traverser par la chaleur rayonnante et sont diathermanes.

La vitesse de propagation de la chaleur rayonnante est aussi grande que la vitesse de la lumière. Une première série d'expériences a démontré d'abord qu'il n'y a pas d'intervalle appréciable, entre le moment où l'on enlève un écran interposé entre une source de chaleur et un thermoscope très-sensible, et celui où l'instrument marque l'élévation de la température. Mariotte opéra ainsi à plus de 100 mètres, Pictetà 23 mètres. Mais ces expériences prouvaient seulement que la vitesse de la chaleur rayonnante est grande, sans en donner la mesure. Depuis, on est parvenu à prouver qu'il n'y a pas de différence

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