LES SOURCES DE CHALEUR
sourires (le chaknir Je cet ordrt* : on peut fiussî renier dans la même catégorie les corps qui émettent de la ehalenr obscure à une température élevée, par exemple de Veau en ébullition.
Etilin, 00 donne aussi le nom de source de chaleur aux divers modes de production de la chaleur : dans ce sens, le frottement, la percussion, rélectricité, la combustion, c'està-dire certaines actions physiques ou chimiques, sont des sources de chaleur. La chaleur qu'émettent les corps oi^anisés et vivants est du même ordre,
Ou classe quelquefois les sources de ehalenr en temporaires el accidentelles, en naturelles et artiGcielles, eu cosmiques et terrestres; mais ces distinctions, n'étant pas basées sur la nature même des choses, ne nous apprendraient rien de plus que Fétude partie idière de chaque espèce de source. Bornons-nous donc à les passer eu revue les unes après les autres, en commençant par la plus importante de toutes, au moins pour la Terre, par le Soleil.
Cet astre est composé d'un noyau incandescent, entouré d*uac atmosphère gazeuse absorbante, ainsi cjue le prouve Tanalyse du spectre solaire. Qnaut au noyau, les opinions des savants sur sa nature sont partagées : les uns le considèrent comme un solide ou un liquide incandescent, d'autres comme tme masse gazeuse pareillement incandescente. On ne sait pas davantage comment se renouvelle et s'entretient rimmensc provision de lumière et de ehalcur, qu'il rayonne tout autour de lui dans Tespace, et dont Tinteusité Jie paraît pas avoir seû- |siblement varié depuis des milliers d'années.
Mais l'intensité de la chaleur solaire, lelle qu'elle nous parrient à la surface du globe terrestre, a été mesurée par sir Juhn Herschel au cap de Bonne-Espérance, et par M. Pouillet à Paris. L'instrument dont ce d«*rnier savant s est servi pour celle mesure, elquil nunune pyrhvliornctre, est représenté dans la figure 326. On voit, a la partie supérieure, un vase cylindrique CD argent très-mince, dont la face tournée au Soleil est
recouverte do noir de fumée. Ce vose est rempli d*eaii, et la température du liquide est indiquée par uq thermomètre dont la boule vient ploDger à Ijutérieur du cylindre, et dont la tige est protégée par un tube en laiton percé longitudiiialement d'une rainure, de manière à laisser voir le niveau du mercure. A l^aulre extrémité du tube, un disque, de même diamètre que le vase cylindrique, reçoit Tombre de ce dernier, et permet de
Fig. 326. — Pyrliôlîomèlre de M. Pouillet
vériBer si la surface noircie est exposée normalement à la di^ rection des rayons du Soleil : c'est ce qui arrive quand le dis" que inférieur est exaclement recouvert par Tombre circulaire du disque supérieur. j
On commence par noter la température de rinslnmieatl puîsj on expose sa face noircie vers une portion du ciel sané nuages, mais de manière que cette face ne reçoive pas lei rayons solaires. Au bout de cinq minutes, le rayounemenl