‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 82 sur 249 · L^OOIE ET LA VOIX · texte numérisé non relu

L^OOIE ET LA VOIX

S I. L*ORGA^'E DE LOUIE CHEZ L HOMME.

Tous les phénomènes physiques se révèlent à ITiomme par unpressions qu'ils produisent sur ses organes. Ce sont cFapour lui des sensations, simples ou composées, suivant qu'un ou plusieurs sens concourent à leur production. Ainsi cesl par riolerniédiaire de rorgane de la vue, de TceiK que nous percevons lalumièrCj par le toucher que nous avons la sensation de la chaleur; leffort que font nos muscles pour îoulever un corps pesant, la vue d'une pierre qui tombe nous rfvèlenl l'existence de la pesanteur; Foreille enfin nous donne W^^nsotion du son.

Mais p*>"^* étudier les phénomènes en eux-mêmes, pour trouver les conditions et les lois de leur production, il importe qno nous démêlions dans les sensations éprouvées ce qui appallient à nos organes de ce qui leur est étranger, extérieur : à cette condition seulement, la nature propre des phénomènes dmeiil accessible à notre intelligence. A la vérité, cette abstwction n'est jamais complète, puisqu'il n'est pas une ohservitioo, pas une expérience qui ne nécessite la présence de rhocune et Tintervention de Tun ou Tautre de ses sens pour ^' Ti^taler les résidtats. Comment donc parvenons-nous à faire j .t,^n.^»;..-, ,,,.„« "Vi'?' î'f— - î^î- f*->*!s-raèmes*dans l'étude des [bu. .ri^jitdo tnutps les manié—

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des dont nous nous servons pour les observer ; en un mot, c'est par le contrôle mutuel des sensations les unes par les autres que la vérité peu à peu se fait jour, et que les phénomènes nous apparaissent dans leur indépendance.

Grâce à Temploi de ces méthodes, nous savons maintenant ce que c'est que le son : nous savons qu'il consiste en un mouvement particulier des molécules des corps élastiques, solides, liquides ou gazeux. Nous avons constaté l'existence des vibrations sonores et étudié leurs lois» Il nous reste maintenant à savoir comment ces vibrations se communiquent à nos organes, jusqu'au moment où faisant, pour ainsi dire, partie intégrante de notre être, l'ébranlement qu'elles communiquent à nos nerfs se transforme en une sensation particulière, qui esl la sensation du son. L'oreille est l'appareil spécial, chargé, chez l'homme et chez tous les animaux, de reôueillir les vibrations sonores et de les transmettre au nerf auditif. Essayons de faire comprendre, d'après les anatomistes, la disposition et le rôle des diverses parties de cet organe.

Tout le monde connaît l'oreille externe, située de chaque côté de la tête et composée de deux parties, le pavillon et le conduit auditif.

Le pavillon A (fig. 146) consiste en une membrane cartilagineuse dont la forme varie selon les individus, mais le plus souvent offre le contour d'un ovale irrégulier aminci à se partie inférieure. Au centre, un entonnoir arrondi évasé, k conque, forme l'entrée du conduit auditif B, sorte de tube, de tuyau sonore, qui se termine à une certaine profondeur, ai: point même où commence ce qu'on nomme l'oreille moyenne Là, se trouve séparée du conduit auditif par une membrane très-mince et très-délicate C, le tympan, une sorte de tam bour D, connu sous le nom de caisse du tympan. La membrane du tympan est inclinée assez obliquement sur l'axe di conduit auditif, de sorte que sa surface est notablement plui grande que la section droite du conduit, au point de son inser tion. La caisse du tympan est percée de quai re ouvertures : deu2

M, s'appuie d'une part sur la membrane du tympan, de Vautre sur Venclume E. Les deux autres sont Vos lenticulaire L et Yéïr/erK, ainsi nommés l'un et l'autre à cause de leur forme. La base de l'étrier est unie avec la membrane qui sert de cloison à la fenêtre ovale. Deux petits muscles servent à mouvoir le marteau et l'étrier, et à les appuyer avec plus ou moins de force contre les membranes voisines.

Derrière la caisse du tympan se trouve Voreille interney qui paraît la partie la plus essentielle de l'oi^ane de l'ouïe. Aussi est-elle protégée par les parties les plus dures de l'os temporal, celles que les anatomistes nomment le rocher. Trois cavités particulières composent l'oreille interne, ce sont : le vestibule au milieu ; les canaux semi-circulaires G à la partie supérieure, et le limaçon H à la partie inférieure. Leur ensemble forme le labyrinthe^ dont l'intérieur est tapissé, dans toute son étendue, d'une membrane que baigne un liquide gélatineux. C'est dans ce liquide que viennent plonger les ramifications du nerf auditif, qui pénètre dans le labyrinthe par un canal osseux nommé conduit auditif interne.

Telle est la description des principales parties qui constituent Torgane de l'ouïe chez l'homme : dans la série animale descendante, on voit par degrés disparaître l'oreille externe et l'oreille moyenne, mais à mesure que l'organe se simplifie, les parties restantes sont plus développées. 11 nous reste maintenant à dire quel est le rôle joué par chacune d'entre elles.

Évidemment le pavillon est disposé de façon à .rassembler et à réfléchir les ondes sonores à l'intérieur du conduit auditif externe. Ce qui le prouve, c'est que les animaux chez lesquels le pavillon est mobile, tournent cette ouverture du côté d'où viennent les sons, dès que leur attention est provoquée. L'homme n'a pas cette faculté; mais on a observé que les ouïes les plus fines appartiennent aux individus dont le pavillon est le plus écarté du crâne, et tout le monde sait que, pour mieux entendre, il suffit d'en agrandir artificiellement la surface à l'aide du creux de la main. Le conduit auditif externe

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