‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 102 sur 209 · CD S · texte numérisé non relu

CD S

lîi s

o or

■ • mm

iJ

TRANSPORTS DÉNEBGIE KN FRANCE 279

La grande installation du canal de Jonage qui amène aux portes de Lyon une dérivation importante faite sur leRh6ne, à 11» kilomètres, comporte une puissance totale de 20.000 chevaux distribuée à Lyon par courant triphasé .

Un autre exemple très intéressant de distribution d'énergie électrique, est celui de la Société d'éclairage électrique du Grésivaudau, créée par M. Berges, industriel il Lancey (Isère), et dont les travaux ont été exécutés par la Société y Eclair (I ge électrique.

La figure 154 indique le développement de son réseau qui dessert deux séries de villages répartis des deux côtés de la vallée. La chute ' utilisée a 550 mètres ' de hauteur; la perte de charge dans les

conduites qui la ca- ^'^:,}^'%- T™"»'»™»!^"" ^e k So- ' , ciélé décloiriige électrique du tirési-

nalisentjusqu auxtur- vaudan.

bines estde 10p. 100;

la pression réellement utilisée correspond donc à 500 mètres de hauteur effective.

Les turbines commandent directement deux alternateurs Labour de 300 et 500 chevaux à basse tension. Des transformateurs élèvent cette tension ii 12.000 volts.

La canalisation est aérienne, elle alimente une cinquantaine de villages et a un développement total de plus de 40 kilomètres. Chaque centre de distribution est précédé d'un transformateur placé sur poteaux ^(lg. 155). Ces transformateurs sont noyés dans la paraffine et pro-

tégés contre les intempéries par des capots en tôle. Les appareils de protection, sur chaque porte, sont des fusibles à basse et haute tension, des parafoudres de haute et basse tension, et des appareils de mise à la terre.

Les isolateurs sur lesquels reposent les canalisations sont à triple cloche. L'isolement total du réseau à sec est de 500 megohms kilométriques. Par les temps humides il descend rapidement, mais sans danger, à 50 megohms. Les résultats économiques de cette distribution d'énergie électrique sont très satisfaisants. Toute l'installation mécanique est surveillée par un seul homme qui conduit turbines et alternateurs.

Deux manœuvres suffisent pour l'entretien. Dans ces conditions, on a pu arriver à des prix de vente de lumière extrêmement avantageux pour le consommateur. C'est ainsi que la lampe de 10 bougies est vendue, a forfait, à 20 francs l'an ; chez les agriculteurs , la Société donne 5 lampes a incandescence, dont 4 de 5 bougies pour étables et écuries, et 1 de 10 bougies pour appartement, au prix de 55 francs l'an.

Ce ne sont là que des débuts qui promettent un développement déplus en plus grand delà transmission des chutes et des cours d'eaux. En peu d'années, l'accroissement des stations hydrauliques et de leur puissance a été très marqué.

Le journal V Industrie électrique a relevé les éléments relatifs aux divers modes de force motrice employés en France en 1896 et, au 1*''" janvier 1898, dans les stations de distribution d'énergie par l'électricité.

En 1896, le nombre de stations était de 438, dont 378 correspondaient aux renseignements suivants :

LE TRIPHASÉ

Page 1