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PROJECTEURS ÉLECTRIQUES

I,a maison Sautter, Harl^ et 0', (jui construit les piajecteiii's du colonel Mangïn, eo a varié les dimemsions et la puissance suivant le but à atteindre.

I,a figure 218 représente le type de projecteur de O^.OO de diamètre monté sur une fourche qui permet de l'incliner à volonté. C'est le plus petit des modèles en usage en France. D'autres, de 0'°,40, O-.GO, 0".7.") et 0'°,U0 sont également ral)rû[ués par les mêmes constructeurs et adaptés de façons différentes. Les uns sont montés sur un même , chariot avec chaudière, moteur et dynamo, de façon ii conslitucr un tout complet. D'autres sont alimentés par un courant électri(|ue produit il distance. T.eur mouvement peut être obtenu suit par une commande mécanique, soit par une commande électrique à distance ; tel est celui représenlc par la ligure 210, dans laquelle on a rapproché l'appareil Fiç. 218. — Pr.yectcut

} . ' *^ . ' , , Mangin de 0">.3O

du mécanisme qui permet de le inonté sur fourrhe.

manœuvrer. Oji peut aussi asservir un projecteur à un appareil de visée dont il suit les moindres mouvements. Deux volets d'occultation per- ~ mettent d'interrompre instantanément le faisceau lumineux et de lancer dans l'espace des jets rythmés, dans le cas où l'appareil doit servir à faire des signaux.

Toutes les grandes puissances militaires ont considérablement augmenté leur matériel de projecteurs électriques pour leurs armées de terre et de nier. A l'heure actuelle, la France possède plus de neuf cents appareils, dépassée seulement par l'Angleterre, qui en a un

Lies Phares. — La première application de l'éloctricité aux phares remonte à l'époque où la marhînp V Alliance était le seul générateur d'électricité connu. J,c phare de la Hève, au Havre, fut et resta longtemps It* seul exemple de phare électri(|Hc. La machine de

Fig, 21». — Pi'ujcctcur Mongiii At 0»,7r< nvcc vnlcU d'oïciiUolior et commniidc ft dïalunre.

Méritens développa et généralisa ce procédé, qui a été porté à son plus haut degré de peri'eclion par l'administration des Phares de France, sous la direction de son chef,M. BourdcHcs.

Le phare d'Eckmûl, mis en service ii la pointe de Peanmarck le 23 octobre 1897, comporte une puissance motrice de 2 machines de 12 chevaux chacune, mettant en mouvement deux dynamos type Labour à

courants diphasés, ayant sur les machines de Méritens Tavantage d'un poids cinq fois moindre (une tonne au lieu de cinq) et d'un prix moitié (8.000 francs au lieu de 18.000 francs).

Il est du type des phares a éclats instantanés et produit une intensité lumineuse pouvant aller jusqu'à 2:^000.000 de bougies.

Divisibilité de la lumière électrique. — Jablo-

chkoff réalisa, le premier, la division de la lumière électrique en plusieurs foyers et, grâce à lui, l'éclairage électrique, proprement dit, devint possible.

On se rappelle les nombreuses installations qui furent faites avec la bougie en 1878, aux Magasins du Louvre et du Printemps, sur la place et l'avenue de l'Opéra et dans plusieurs établissements industriels.

Kn poussant plus loin encore cette divisibilité, Edison l'a rendue presque identique à celle du gaz.

On avait, dès lors, un mode d'organisation générale à suivre dans ses lignes principales, ce qui a été fait, et a facilité au public le passage de l'un des modes d'éclairage à l'autre, sans aucun changement dans ses habitudes, par des méthodes d'abonnement qui lui sont familières, par l'utilisation possible de l'ancien appareillage, lustres, supports, bras, appliques, etc.

Avantages spéciaux de l'éclairage électrique,

— En dehors de la question de prix, sur laquelle nous reviendrons, dans un paragraphe spécial, la lumière électrique a di\ surtout son succès aux facilités et à la sécurité que présente son emploi, ainsi qu'à ses pro- -priétés hygiéniques. Ces facilités d'emploi, tout le monde les connaît. Il suffit de tourner un bouton pour avoir la lumière sans l'ennui et la perte de temps qui correspond à l'allumage d'une allumette.

442 OUTILLAGE DE LECLAIRACE ÉLECmiQUE

Les dangers de l'éclairage au gaz n'ont ôtê que trop démontrés par les nombreux incendies qui ont réduit en cendres plusieurs théâtres et causé la mort de tant do victimes. Ces sinistres ont eu pour conséquence l'installation obligatoire de l'éclairage par l'électricité dans tous les lieux publics où se réunissent un grand nombi-'de personnes. Et, en même temps, par cette .'iubstitutioit, le bénéfice d'autres avantages venait s'ajouter à celui d'une sécurité plus grande.

Comparaixon avec le gaz-. — La combustion du gaz d'éclairage répand dans l'atmosphère des produits irrespirables et, en particulier, de l'acide carlioniqiie. D'après M. Mascart, un bec de gaz de 120 litres absorbe autant d'oxygène que la respiration de quinze per- •sonnes. On peut donc dire que chacun des éléments d'un éclairage au gaz vole de l'oxygène ii nos poumons. En même temps, le ^z, imparfaitement brûlé, produit des dép<^ts fuligineux qui ajoutent au degré de vîciation de l'air et, en outre, noircissent les objets qui nous entourent.

On a cité maintes fois l'exeniple de» admirables peintures de Paul Baudry qui ornent le foyer du grand Opéra à Paris. Après quelques années d'éclairage an gaz, elles avaient disparu sous une couche notre. \elloyées, lorsque l'éclairage électrique a été installé dans le monument, il y a douze ans environ, elles conservent depuis toute leur fraîcheur.

En effet, les lampes il incandescence, qui fonctionnent dans un espace vide d'air, n'empruntent aucun élément à l'atmosphère et ne lui en restituent aucun. Quant aux lampes il arc, la combustion de leurs crayons produit, par heure, environ 150 litres d'acide carbonique en regard d'nne puissance lumineuse de 700 bougies (M,

(1) E:i(.'mplE> tilé au cliapilrc précèdent. -

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tandis qu'un seul bec de gaz consommant 200 litres de gaz à rheure et donnant l'intensité lumineuse de 16 bougies, en dégage, en brûlant, 140.

Le même parallèle, favorable à Télectricité, s'établit lorsqu'on compare la chaleur dégagée par les lampes électriques avec celle que produisent les autres modes d'éclairage.

Si on prend comme point de comparaison un bec de gaz papillon n^ 8, donnant une intensité lumineuse de 1 carcel 74, soit environ IG bougies, par la combustion <le 200 litres de gaz à l'heure, la chaleur qu'il dégage dans le même temps sera donnée par le produit

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