ANGLETERRE
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Cette statistique ne donne pas la production des États- Unis qui était de 2.350.000 kilogrammes en 1898.
L'Allemagne, qui a longtemps tenu la tète de la liste, vient aujourd'hui après les quatre pays indiqués cidessus (1).
Cet accroissement progressif est dû à Tutilisation de sources d'énergie hydrauliques. A l'usine de Neuhausen, qui emprunte aux fameuses chutes du Rhin, près Schaffouse, la force nécessaire pour la production électrolytique de l'aluminium, on est passé de 300 chevaux en 1890, à 1.000 en 1892, à 4.000 en 1894. La nouvelle usine de Rheinfelden doublera cette puissance.
En France, l'usine de Froges est passée de 600 chevaux en 1890 à 3.600 en 1894, y compris l'usine de La Praz, et à 9.000 chevaux en 1898.
En Angleterre, l'usine de Foyers, en Ecosse, pourra d'ici peu marcher avec 3.000 chevaux.
On peut estimer au total à 40.000 chevaux la somme totale d'énergie électrique qui sera prochainement, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, absorbée par la fabrication de l'aluminium.
La production d'un kilogramme d'aluminium exigeant
(1) La Nature, numéro du 17 février 1900.
environ 40 à 50 chevaux-heure, cette puissance cor pond il 25 tonnes par jour et 9.000 tonnes par an (1
Le carbure de calcium. — Le dernier venu, électi'o-mélallurgie, est le carbure de calcium, qi peut considérer comme appelé à un avenir brillant raison de sa propriété de donner naissance au gaz ac lène dès qu'il est en contact avec l'eau.
(1) Les applicalions de ralumîniuDisemuUiplieiitde jour enj
Bien que cette question ne se raltache pas directement à t SQJet, nous devons signaler un procédé métallurgique tout à nouveau qui pourait élre appelé à exercer une inSnence coasidër sur la production et, par contre-coup, sur les procédés de pr rilion de l'aluminium.
Nous voulons parler du procédé du D*" Hans Goldscfaniidt, i appelle l'aluminolhermie et dans lequel il utilise l'action réducl que l'aluminium en poudre eierce sur les oiydes métalliques.
L'n mclantîc de cette poudre avec une poudre d'un oxyde du lique quelconque produit une vive réaction chimique qu'on dé mine en échaufTant avec une simple allumette une petite quan du bioiydede baryum môlée de poudre d'aluminium placée au-dcE de ce mélange. Une incandescence subite se produit qui se prop avec rapidité dans le creuset, élève la température à) 3.000' et en fusion toutes les matières en produisant de l'alumine et en î lant le radical métallique.
On peut ainsi préparer, par 'quanlilés importantes, certains i laujL qu'on ne pouvait fabriquer auparavant que par petites qu lités : le chrome, le manganèse, le tungstène, le titane, le bore vanadium, etc.. et les obtenir à l'état de pureté, tandis que par anciens procédés d'isolement, ils contenaient toujours de peti quantités de carbone.
Le même procédé peut i^tre appliqué à la soudure des meta Il suffit de placer bout à bout, dans une sorte de creuset, pièces métalliques à réunir et à y verser le mélange en fus obtenu par la réaction de l'aluminium en poudre sur des métan: d'oxydes divers et principalement d'oxyde de fer, que le D' Go schmidt désigne sous le nom générique de Thermil.
La chaleur de la réaction est suffisante pour ramollir et foD' les pièces métalliques en contact et en opérer la soudure.
Ces deux procédés, qui paraissent devoir se développer rapu meut, consommeront certainement des quantités considérab d'aluminium.