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PROCÉDÉ LE ROY

et donnant 200 degrés à la surface, on arrive à un décimètre carré environ.

Les modèles construits répondent à cette condition avec des variantes, suivant le mode d'application. Ainsi pour les grils à côtelettes et les réchauds, le calcul est fait pour doAner à la surface émissive une surface plus petite et une température plus grande que pour les chaufferettes, chauffe-plats, etc.

Dans les premiers appareils, on a établi le calcul sur 1G6 watts au début et 140 watts en marche par décimètre carré.

M. Colin estime qu'un gril-côtelettes de 4.5 à 5 ampères et 110 volts (soit 500 watts), permet de cuire un bifteck en trois ou quatre minutes au prix de 5 centimes, lorsque le courant est emprunté au secteur.

Nous laissons aux ménagères le soin de dire si l'opération leur parait pratique et avantageuse.

Le même système a été appliqué aux appareils de chauffage. Un type de calorifère électrique a été construit, qui fonctionne par rayonnement et circulation d'air sur la base d'absorption de 100 watts par décimètre carré de surface extérieure.

D'autres modèles sont formés de plaques chauffeuses ou de radiateurs qui s'appliquent sur les murs.

Procédé Le Roy, — Un autre ingénieur, M. P. -F. Le Roy, a imaginé un système de chauffage électrique, appliqué aux mêmes besoins, dont il a exposé le principe et le mode d'application dans une communication insérée dans le Bulletin de la Société des Ingénieurs ciifils de février 1898.

Le but que s'est proposé M. Le Roy, est de construire des appareils pratiques permettant l'emploi du matériel et des ustensiles courants (alors que les autres procédés nécessitent la création de modèles spéciaux),

en constituant des foyers particuliers daas lesquels U <^lialeur est obtenue en portaut à l'incandesceDce un

J'ijr. S4Ô. — ChuulTuKP Le Rov : Itùrbes t'Itctriqoes.

corps Spécial présentant le maximum de résistance. A la suite de recherches faites à la Sorbonae, au labo-

Fig. ï'iC. — Chauffage Le Roy : Cheminée A réflecteur.

ratoire de M. Tioosl, M. I-e Roy s'est arrêté au choix du silicium dont le coefficient de résistance spécifique

puoceuh le itor 51:

est i5gal à 1.333 fois celui du charbon à lumière, et a 235.294 celui du mafllechort.

Il constitue avec du silicium des bi'iches élcctriquex, qu'il soustrait à la combustion en les enfermant dans des tubes de verre privés d'air et qu'il porte à une tem-

Pi^. 247. — ChaulTege Le Ray : £rran rndUnl,

pérature de 1.000 degrés par le passage d'un courant.

Ces bilches sont disposées en nombre nécessaire dans divers appareils de modèles analogues aux modèles courants pour former des écrans radiants, des réchauds, des fourneaux, etc. (fig. 245, 246, 247).

M. Le Roy donne les indications ci-après au sujet des conditions économiques dans lesquelles fonctionne son

système. Si l'on tient compte du rendement des appareils d'utilisation, la quantité de chaleur dégagée par les divers combustibles est :

Par tonne de houille 1.500.000 calories (Kr/).

Par mètre cube de gaz, pour

les appartements. ..... 525 à 1.312 —

Par mètre cube de gaz, pour

la cuisine 2.100 —

Par kilowatt, pour les appartements 864 —

Par kilowatt, pour la cuisine. 777 —

Si l'on admet les prix de :

50 francs pour la tonne de houille, 0 fr. 30 pour le mètre cube de gaz, 0 fr. 25 pour le kilowatt-heure,

le prix de revient de 1.000 grandes calories serait de :

Houille 0 033

Gaz, pour les appartements ... 0 220 à 0 550

Gaz, pour la cuisine 0 140

Electricité, pour les appartements .... 0 289

Electricité, pour la'cuisine 0 321

M. Le Roy fait fonctionner à volonté 1, 2, 3 bûches dont la durée varie de 800 à 1.500 heures. Leur prix actuel est de 3 francs à 3 fr. 50 Tune.

Chaque bûche consomme 80 à 100 watts. Cette invention, qui témoigne de recherches très sérieuses, est intéressante, mais il lui manque encore la sanction d'une durée d'expérience suffisante.

Procédé de la Compagnie Générale de Chauffage par rÉlectricité. — Plus récemment, les procédés de chauffage par l'électricité ont pris une certaine extension.

SYSTÈME PARVILLÉE 519

I.a Société, dont le nom figure en tète de ce paragraphe, exploite un système qui est basé sur le principe suivaot :

Oq dépose sur les surfaces extérieures, latérale et inférieure, d'un vase en tôle ëmaillée, une couche extrêmement mince d'un métal précieux en poudre, étalé en ua large ruban.

La figure 248 représente un récipient muni de ce dispositif.

Le courant électrique est dirigé dans ce ruban métallique qu'il échauffe.

Kigr. 2^8. — tùBacroie électrique. Le récipient en question

est introduit à son tour dans un vase extérieur, disposé de telle façon, qu'il existe entre eux un espace confiné dont la température s'élève et porte à l'ébuliitioD l'eau placée dans le premier.

Sur ce principe, un grand nombre d'appareils ont été

combinés : bouilloires, bouillottes, théières, cafetières, casseroles, etc. ifig. 249J, réchauds, chaufle-fers, chauffe-linge, poêles, chauffe-pieds, etc., etc.

Système P&rviUée,—Ws\.

Parvillée frères ont, de leur côté,

préconisé l'emploi de résistances métallo-céramiques, basé sur la diminution de conductibilité des métaux qui résulte de l'incorporation, dans une poudre métallique, de substances mauvaises conductrices de l'électricité.

On obtient ainsi des plaquettes ou barrettes qui peuvent être portées au rouge vif et donner une température de 1.200 degrés à l'air libre, lorsqu'elles sont traversées par un courant électrique. C'est avec ce système qu'était installée la cuisine du restaurant espagnol ce La Feria » à l'Exposition Universelle.

Soudure électrique. — La soudure électrique se rattache directement aux applications dans lesquelles on utilise la transformation de l'énergie électrique en énergie calorifique. Elle est d'invention assez récente, mais il est évident qu'elle est appelée à se développer grandement, le nombre de ses applications étant pour ainsi dire indéfini.

Le principe de la soudure électrique consiste à rapprocher les pièces métalliques qu'on veut souder en les maintenant par des étaux qui servent à faire passer un courant capable de ramollir le métal et de produire la soudure; on termine l'opération par un martelage et un travail à la lime pour régulariser le joint.

M. E. Thomson s'est servi, pour la soudure, d'un courant alternatif, obtenu avec un transformateur capable de donner, sous un volt de tension, une intensité de 10.000 ampères avec laquelle on peut souder des barres de cuivre de 11 millimètres de diamètre.

Ce système peut être utilisé pour la jonction des conducteurs électriques et principalement des fils pour tramways électriques dont le diamètre extérieur doit être invariable, même aux points de soudure, sans que la solidité de la jonction présente d'autres chances de défaillance que celles qui résultent de la recuisson du métal en ces points.

Le procédé de M. de Benardos consiste dans l'emploi de l'arc voltaïque pour la fusion et la soudure des métaux, et en particulier des tôles de fer.

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