‹ Les PhilippiquesChapitre 103 sur 121 · Phèdre, Jocaste, Tilopie Phèdre, femme de · texte numérisé non relu

Phèdre, Jocaste, Tilopie Phèdre, femme de

Thésée, brûla pour Hippolyte, son beau-fils, d'une flamme criminelle. Jocaste, femme de Lagus, épousa son fils Œdipe. Pélopée devint grosse par son père Tyeste. .

Toutes ces amours coupables^ fondement du drame au siècle dernier, ont immortalisé .plusieurs noms; Racine, tendre et harmonieux^ peut-être trop égal dans son lyrisme monotone, a chanté la malheureuse Phèdre en vers frappés au coin du sublime ; — mais notre langue, aujourd'hui plus savante, plus assouplie^ se prête davantage à la structure des strophes qu'aux récits tragiques, empruntés aux mythologues ; — l'École romantique, à laquelle nous avons l'honneur d'appartenir, comme un simple soldat appartient à son régiment, — a modifié les procédés trop guindés, trop solennels, trop voulus, des vieux tragiques ; et, tout en appréciant Corneille , Racine, Boileau, nous suivons le mouvement inauguré par Victor Hugo ; les grandes batailles sont livrées ; les victoires sont acquises, — mais il faut les maintenir, persévérer et savoir protester au besoin !

{L Annotateur de 18 jj,)

Note de 1795 : « Les amours de Phèdre et de Jocaste sont bien connues parmi nous par la Phèdre de Racine et l'Œdipe de Voltaire.

« duant à Pélopée, Thyeste, son père, lui fit violence dans un bois consacré à Minerve, et la rendit mère d'Egisthe, meurtrier d'Atrée et d'Agamemnon. »

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