Le peu de sang L'on fit ressouvenir le Roi
de l'avis de Monseigneur, qui était de faire mourir cet empoisonneur, sinon que la vie du duc de Bretagne, à présent Louis XV, était en danger.
2^. — Mais par le juge.... D'Argenson, lieutenant général de Police, fut nommé pour être présent à l'ouverture des corps des princes morts ; mais, dans son rapport au Roi, il dit qu'on n'avait trouvé aucun indice de poison.
M. Boudin, médecin de Monseigneur, avait dit le contraire.
30. — Érigeant sa grandeur..^. Le duc d'Orléans nomma d'Argenson Garde des Sceaux, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus en lui sauvant la vie et l'iionneur. D'Argenson, on s'en souvient-, avait fait au Roi un rapport disculpant Philippe d'Orléans. Ainsi ce même d'Argenson devint juge* de ceux qui, le reconnaissant fauteur et complice des crimes du duc d'Orléans, voulaient le faire mourir.
31. — Frémit d'horreur.... Toute la cour, à cette époque, fuyait le duc d'Orléans comme le monstre le plus inhumain, et qui était capable d'immoler à sa fureur tout ce qui s'opposait à son ambition.