‹ Les PhilippiquesChapitre 58 sur 121 · Dresse une couche L'inceste du Régent avec · texte numérisé non relu

Dresse une couche L'inceste du Régent avec

la Duchesse de' Berry, sa fille.

L'édition de 1795, page 88, note 61, affirme également l'inceste, conséquence des passions révolutionnaires et du profond trouble jeté dans les meilleures intelligences. Après nos réserves et nos réfutations précédentes, nous pourrions laisser passer la note 6 de notre manuscrit; nous ne l'avons pas voulu; aujourd'hui surtout, il ne faut laisser aucune arme à deux tranchants entre les mains brutales d'une presse à cancans.

Notre rigidité de principes pour tout ce qui touche à l'honneur des morts^ — que ce soit un tribun popu-

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laîre * ou un roi, — nous vaudra sans doute quelques admonestations de la part des hommes absolus; — nous nous en consolerons, en pensant que la justice, elle seule, a le droit d'être toujours absolue.

Nous n'avons trouvé aucune preuve établissant l'inceste ; nous devions le réfuter, — et nous l'avons fait.

La note 6i, de 1795, contient la description d'une scène incroyable entre le Régent et sa fille ; la mesure se trouve dépassée, c'est obscène.

Nous passons rapidement sur cette littérature ordurière . Les images qui souillent l'imagination de l'homme,

^ Nous visons une Etude historique, indiquée déjà, sur Danton, sa vie, son groupe,' son œuvre politiques, avec cette épigraphe : lîs oni abattu Vêdifice gothique; ils ont édifié la société civile. L'histoire regretttle sang versé, — mais elle constate les améliorations sociales.

Cette Etude, œuvre de réparation historique envers un illustre mort, le plus modéré et le plus calomnié des hommes de la Révolution, est en portefeuille ; nous y mettrons la dernière main, après avoir donné les Ruelles du dix-huitième siècle ; nous ne pouvons pas intervertir Tordre de publication, les Ruelles étant en quelque sorte une suite de notre travail sur la Régence. Les lecteurs attentifs ne nous pardonneraient pas cette école buissonnière.

La girondine Rolland, La Fayette, et, parmi les modernes, Lanfrey, Hamel, Horace de Viel-Castel, Hauréau et toute l'école politico-religieuse, ont terni la mémoire de «Danton. — Lanfrey, tout en reconnaissant les grands côtés de ce caractère, et Us vhitcs doftt il était le dernier dépositaire, et que seul il pouvait faire triompher (Lanfrey, Essai sur la Révolution)^ adopte les calomnies des roilandistes.

QuMl nous soit permis de citer, entre tous les éloquents défenseurs de Danton, Thonorablc et savant docteur Robinet, Tun des exécuteurs testamentaires du génie philosophique auquel nous devons la doctrine positiviste : Auguste Comte !

finissent par s'infilter dans les mœurs. Quelques romanciers n'ont jamais paru se douter de cette vérité, aussi les ravages causés par leurs productions sont-ils incalculables. — La gaieté, oui; l'obscénité, non!

(U annotateur de iSjS.)

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