XII RÉPONSE A VICTOR HUGO
J'ai porté la Justice au centre de l'histoire ;
J'ai vu- s'évanouir les titres à la gloire,
J'ai vu le déshonneur sur les fronts abattus,
Des courtisans nombreux, histrions sans courage,
Mendiant le salaire et refusant l'ouvrage,
Et le crime, — où devraient resplendir les vertus l
La Justice aujourd'hui parle à toute la terre ;
Qui voudrait la nier, devrait bientôt se taire.
Ce siècle est pour les Rois un fort mauvais moment ;
C'est le siècle du peuple! — et nul ne serait libre.
Si le sabre venait déranger l'équilibre :
Le farouche Lion gronderait sourdement !
De leurs droits sociaux les hommes vont s'instruire ; Autour de ses devoirs j'entends l'âme bruire. Elle cherche, elle aspire à son couronnement ; Et la masse du peuple, au Forum accourue. S'y recueille et s'instruit; sa raison, — secourue Par le progrès, — y trouve un solide aliment.