‹ Les PhilippiquesChapitre 8 sur 121 · XIV RÉPONSE A VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

XIV RÉPONSE A VICTOR HUGO

La vague frissonnante allant baiser les plages, La bataille des vents aux plus lointains rivages. Et le golfe de Naple et les champs d'oranger, La barque du pêcheur et sa voile latine, D'une vierge au cœur pur la figure divine, O poëte, que tout cela te fait songer !

Du feu dont le poëte inonde ses prunelles. Le foyer se retrouve aux sphères éternelles,

Dans cette immensité, Où naissent les éclairs, passent les météores. Où la foudre s'unit aux plus fraîches aurores.

Dieu, l'amour, la beauté I

S'il a compris son but, le poëte est un ange, Ange tombé sans doute au milieu de la fange.

Subissant le réel.

Les insultes, les maux, les doutes, la tempête, N'ayant quelquefois rien pour appuyer sa tête,

Le doux enfant du cieL

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